Un jour, une idée

Diptyque ouvre son premier écrin de senteurs en Suisse, à Bâle

La maison parisienne créée dans les années 60 vient d’inaugurer sa première boutique en nom propre, dans la cité rhénane. On y trouve la totalité de sa gamme de parfums, bougies parfumées et soins du corps

A Paris, les personnes initiées aux senteurs de Diptyque n’offrent plus de fleurs à leurs hôtes d’un soir, mais une des bougies parfumées de la marque de la Rive gauche. Emballée selon une combinaison unique de trois couleurs de papier de soie, dans un pliage délicat, qui signe l’emballage de chacune des fragrances pures (baies, patchouli, verveine, mimosa, thé, cuir, etc.). Un certain sens de l’art de vivre de la capitale française, inimitable.

Créée en 1961 par trois artistes-aventuriers au 34, boulevard Saint-Germain, la marque était d’abord un bazar chic (sorte d’ancêtre du concept store) qui offrait à la vente les créations des fondateurs – tissus, papiers peints, coussins ou pots-pourris – et les trouvailles qu’ils rapportaient du monde entier.

Depuis, Diptyque a disséminé dans le monde ses effluves à la simplicité raffinée, séduisant toujours plus d’adeptes de parfums pointus. «En plus des valeurs de qualité et d’originalité des créations, la typographie de leur nom avec ses lettres dansantes, noires sur fond blanc, inspirée de la mythologie grecque et au goût «rétro-apothicaire», plaît beaucoup dans les intérieurs d’aujourd’hui», analyse Eric Cauvin, directeur commercial de Diptyque.

Des bougies et des cloches

C’est à Bâle, dans une petite ruelle de la vieille ville, qu’il vient d’ouvrir la première boutique en Suisse. Fidèle à la philosophie de la maison, le lieu mêle l’héritage du bazar parisien à la ville et au pays qui l’accueille: la chaleur d’un chalet suisse. Avec des planches de chêne et une photographie géante de forêt baignant dans le brouillard hivernal bâlois.

Des cloches de vache patinées côtoient des pots en verre fumé qui contiennent les matières premières des parfums – santal de Mysore, vanille de Madagascar, tubéreuse des Indes, girofle, patchouli, cannelle, lilas ou feuille de cassis sauvage – sur des étals qui tirent le regard jusqu’au plafond.

Lire aussi: Le grand retour du patchouli

Elément phare de la mise en scène, le présentoir des eaux de toilette et de parfum a été pensé comme une gigantesque palette de peintre. Devant chaque flacon, un petit pot en céramique, comme une boîte de couleur, renferme la note. Tout en élégance.


Diptyque, Pfluggässlein 5, Bâle.

Publicité