Un jour, une idée

Dormir en tribu les pieds dans le lac de Morat

Construit dans les années 1950 sur une pelouse qui borde le lac de Morat, un pavillon lifté abrite quatre chambres à coucher, un sauna et un ponton privé. Chic et sauvage

Des roseaux qui percent par dizaine les eaux troubles et calmes du petit lac. Un ponton quelque peu défraîchi, ombragé par un saule pleureur. Six chaises longues sur la pelouse moelleuse, face à un bas muret prolongé par un escalier qui descend dans les flots… La vue ne pourrait être qu’apaisante et sauvage, si la «Maison au bord du lac» construite à l’arrière de cette parcelle n’y ajoutait pas une vague de mystère. L’ensemble est digne d’un décor cinématographique. On préfère y voir celui d’un bain familial joyeux des années 1950 que ce pavillon construit à l’époque met désormais en valeur, noblesse esthétique de cette décennie oblige.

La plus grande des infrastructures

Gérée par l’équipe de la Pinte du Vieux-Manoir, elle est la plus grande des infrastructures proposées sur ce domaine qui regroupe le restaurant du même nom, le romantique «Diamant de verre» dissimulé dans les arbres, l’ancienne maison du garde barrière rénovée l’an dernier et l’hôtel centenaire en attente d’un projet de réhabilitation.

On y vit en tribu le temps d’un week-end dans quatre chambres à coucher, un grand séjour avec cheminée et deux salles de bains, au premier étage largement vitré sur trois côtés, selon les préceptes du glamping. Un luxe bohème, donc, avec literie blanche soyeuse, plateau de fruits de saison et même sirop de sureau maison en guise de bienvenue.

On est entouré d’arbres feuillus

Assis dans le salon aménagé avec des classiques du design des années 1950, dans les tons bleus et blancs maritimes, on est entouré d’arbres feuillus qui cadrent telles des œillères les deux abords du jardin comme pour mieux ouvrir la vue sur le lac, ses barques de pêcheurs et quelques voiliers qui viennent s’amarrer la nuit.

Pour les repas, tout est envisageable par le service hôtelier, y compris des grillades à faire soi-même, mais la terrasse de la Pinte – aussi jolie que la cuisine axée sur les herbes aromatiques du jardin voisin – est une adresse à ne pas rater. Son nouveau chef Rudolf Reetz officie également en tant que maître des trois maisons et tient à livrer lui-même le grand panier du petit-déjeuner.

La Maison au bord du lac de la Pinte du Vieux-Manoir
Rue de Lausanne 18, 026 678 61 80 www.vieuxmanoir.ch

 

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