Un jour, une idée

Dormir dans une chambre urbaine éphémère en Suisse

Suisse Tourisme veut promouvoir ses villes cet été en installant des lits là où personne n’a encore jamais séjourné. Parmi les onze lieux surprenants: un bateau historique à Schaffhouse, une cahute de pêcheurs à Bâle ou une tente luxueuse dans un parc lausannois

Entre l’appartement branché d’un citadin à louer via un site de location et un boutique-hôtel incontournable, on trouvera durant les trois mois d’été une autre manière de séjourner dans onze villes du pays. Sous l’impulsion de Suisse Tourisme, l’opération «Swiss Pop-up Hotels» offre l’opportunité de passer la nuit dans un lieu insolite, où personne n’a encore dormi. «Ces chambres éphémères sont pour nous l’occasion de présenter les cités suisses sous un jour nouveau, moderne et surprenant. Les visiteurs peuvent ainsi les découvrir sous une perspective jusqu’ici réservée à quelques rares locaux, loin du tourisme de masse», note Véronique Kanel, porte-parole.

Sur les onze adresses, neuf sont situées hors de Suisse romande. La plus chère se trouve à Lucerne, dans un ancien hangar à bateaux privé «les pieds dans l’eau», auquel on accède uniquement par les flots. Les deux chambres romandes ont en commun les rives vaudoises. Dans l’ancienne salle de bal transformée en café-boutique Bravo à Vevey. Ou sous une tente partiellement transparente dans le parc de quatre hectares du Beau-Rivage Palace à Lausanne.

On a testé. Le décor romantique est marqué par un immense ciel de lit blanc, seul gardien de l’intimité entre soi, les écureuils, les merles, la tondeuse robot silencieuse et les promeneurs des quais dont la tête dépasse parfois la longue haie. L’accès au Spa Cinq Mondes, ses toilettes et douches, est possible toute la nuit. Lors des heures d’ouverture de ce dernier, on peut profiter des piscines extérieures, du jacuzzi, de la salle de fitness et des hammams-saunas.

«Dans la logique du thème estival de l’hôtel qui invite à la déconnexion et à la lenteur – The Art of Slow –, la chambre n’est équipée que du strict nécessaire. Il n’y a pas de télévision, pour permettre aux hôtes de se concentrer entièrement sur le moment présent et de contempler la nature qui les entoure», se réjouit Nathalie Seiler-Hayez, directrice du Beau-Rivage Palace. Au réveil, on peut suivre un cours de yoga ou d’éveil musculaire sur la pelouse. Avant de prendre le petit déjeuner sous les pins.


Swiss Pop-up Hotels, les chambres peuvent être réservées jusqu’à la fin d’août au moins.

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