Bientôt les Fêtes. Chaque jour, zoom sur un champagne singulier

On a bien failli se fâcher avec la maison Drappier. Parce que c’était trop chic d’avoir découvert ses champagnes avant tout le monde, à Lyon, chez Nicolas Le Bec, voici quelques années. Fâchés parce cela a fini par se savoir et que sa grande Sendrée, cuvée de prestige, est devenu le chouchou des guides…

Mais voilà, on vient de découvrir une autre vraie rareté signée Drappier, dont on se gardera de parler à quiconque, cette fois, juré, craché. Quattuor Blanc de quatre Blancs. Quatre grappes esquissées en or sur le fond noir de l’étiquette, évoquant les quatre cépages dont il est issu. Le chardonnay bien sûr, raisin noble que l’on croit si typique de la Champagne, importé de Chypre au temps des Croisades, ce qui en fait son cépage le plus récent… Mais aussi le blanc vrai, nom champenois donné au pinot blanc, l’arbane et le petit meslier, deux cépages indigènes singuliers qui remonteraient aux Romains, quasiment disparus avec le phylloxera.

Drappier est la seule maison à avoir exhumé, greffé, relancé la production de ces vins étonnants. L’assemblage à parts égales de ces quatre blancs donne un vin qui déconcerte les experts, d’une grande subtilité. Une robe or pâle, un mariage de classicisme et d’exotisme, entre fleurs blanches, agrumes et thé vert.

Quattuor, Blanc de quatre Blancs, 69,90 fr. www.spirit-trading.ch

Demain: Vous avez dit Vintage?