Elsa Fuger a 35 ans, est experte en vin. Diplômée de Changins, elle a d’ores et déjà obtenu le diplôme du Wine & Spirit Education Trust (WSET) niveau 4, à Londres, dans l’optique de devenir Master of Wine. En attendant cette consécration, cette mère d’un garçon de 5 ans développe sa passion des vins en animant des séminaires et en développant la vente de produits inédits.

Agacée de voir trop souvent le vin associé à l’univers masculin, elle a choisi de promouvoir les femmes dans ce domaine. Elle a ainsi lancé un site de vins de femmes, Wine Queen, qui met en lumière les produits de vigneronnes et de femmes œnologues.

Dans le même registre, elle commercialise des vins effervescents, mais toujours de femmes: des champagnes, mais aussi des proseccos, qu’elle fait découvrir au public lors de dégustations qui, pour l’heure, sont évidemment au point mort. Et comme elle est de père suisse, mais de mère mexicaine, Elsa s’est battue pendant sept ans pour obtenir en primeur les droits d’importation des vins mexicains en Europe. Et elle y est arrivée!

Mais le dada d’Elsa, c’est le vin bio. Elle a donc participé à l’élaboration de la carte qui leur est dédiée au Domaine de Châteauvieux (19/20), a fait découvrir un vin par jour aux visiteurs de la Fête des Vignerons à Vevey en 2019, figure parmi les experts suisses au Grand Prix de Bruxelles et a animé des séminaires dans le domaine de l’œnotourisme.

Des projets plein la tête

Entreprenante, elle vient aussi de lancer une application gratuite, Bio Wine App. C’est en fait un répertoire en cinq langues de tous les vignerons bios ou qui entreprennent des démarches pour aller dans ce sens. «Il y a plusieurs labels (Bio Suisse, Demeter…), auxquels le grand public ne connaît souvent rien. Mon app cherche à tracer toutes les démarches bios», explique la jeune femme qui a donc aussi intégré des vignerons qui n’ont pas, ou ne veulent pas, de certification, mais dont la pratique va dans le sens du bio. En tout, elle en a recensé 127.

Cela dit, la passion, c’est bien, mais ça ne «nourrit pas son homme». Alors Elsa propose via son app d’organiser des visites de domaines et des dégustations commentées, en groupe ou individuellement. Et pour l’après-Covid-19, elle envisage de créer un club de vins rares. Mais ça, c’est encore une autre histoire!


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Une fois par semaine, cette rubrique est réalisée en collaboration avec GaultMillau Channel.