En ces temps de mobilité limitée, tout dépaysement est bon à prendre. Découvrir un resort digne d’une destination lointaine, à seulement quelques collines de chez soi, vient donc à point nommé. Vaste domaine de 45 hectares aux portes de Genève, le Jiva Hill fait partie des échappées incontournables en France voisine. On y découvre le Jura, le Salève et la campagne sous un autre angle. Une vue lointaine et pourtant proche qui brouille les points de référence. On est à la maison, mais plus vraiment.

L’architecture du domaine, inspirée des lodges sud-africains, vient renforcer l’impression d’ailleurs. Les constructions en bois sont basses. Les couloirs s’étirent en longueur. Du mobilier à l’empreinte olfactive boisée et cuirée, tout évoque le raffinement d’un temps passé. L’immense parc y contribue aussi, avec un parcours de golf (9 trous) en green synthétique, des courts de tennis, un lac artificiel pour les sports de glisse, un héliport et même un centre équestre. «Le propriétaire Ian Lundin, un Suédois installé à Genève et président de Lundin Petroleum, société genevoise spécialisée dans l’extraction de pétrole, gaz et autres matières premières, est lui-même attaché aux grandes plaines d’Afrique du Sud, c’est ce qui explique l’ambiance du Jiva Hill», explique le directeur, Fabrice Mercier.

Bois foncé et marbre gris

L’hôtel a inauguré au printemps dernier 20 chambres supplémentaires, dont deux suites dédiées aux familles. Les matières brutes et naturelles (béton, bois, marbre, fibres végétales), les teintes de gris et de cuivre y sont le fil conducteur.

Pour ce qui est du spa, le sauna, le hammam et le jacuzzi sont logiquement mis hors service, mais les deux piscines restent ouvertes sans limitation de nageurs. A découvrir encore: les deux restaurants qui mixent cuisine française et italienne, le cinéma privatif tout juste aménagé dans l’ancien hangar pour hélicoptère, le «Tripot», salle de jeu cachée en sous-sol pour adultes, avec son baby-foot datant de 1946, son billard et son juke-box Seeburg de 1958. Mais aussi l’exposition permanente à travers tout l’hôtel du photographe new-yorkais Roberto Dutesco, qui a travaillé sur les chevaux sauvages de l’île de Sable, petite île canadienne située à 290 km au sud-est des côtes de la Nouvelle-Ecosse.

Jiva Hill Resort, route d’Harée, 01170 Crozet, tél. 0033 4 50 28 48 48, www.jivahill.com