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élégance françAISE

French touch in the White House

Georges de Paris habille les présidents américains. Ce tailleur atypique revendique un rôle d’ambassadeur du style français outre-Atlantique

A Paris, personne ne le connaît. Des ateliers de tailleur de la rue de la Paix à ceux de la rue Marbeuf, en passant par ceux de la rue de Sèvres, tout le monde ignore qui est exactement Georges de Paris. Lequel, d’ailleurs, vient de Marseille. Pourtant, ce tailleur atypique (né dans la cité phocéenne en 1934) est célèbre à Washington. Dans la 14e Rue plus précisément, à un jet de pierre de la Maison-Blanche. Georges de Paris – un physique à la Michel Galabru d’opérette – habille les patrons successifs de la planète. Depuis Lyndon Johnson, neuf générations de présidents sont passées entre ses mains.

Le point commun entre les funérailles du président Gerald Ford, la tentative d’assassinat de Ronald Reagan, le premier discours sur l’Etat de l’Union de George W. Bush et la remise du Prix Nobel de Barack Obama? A ces différentes occasions, les présidents américains portaient tous un costume – entièrement fait main – «Georges de Paris». Joint par téléphone, l’homme, qui s’exprime dans un invraisemblable sabir, baragouine: «Je suis ambassadeur style français Etats-Unis.» Le style français? «C’est une coupe moderne-classique. La coupe française, c’est pour les jeunes et pour les vieux, pour les quatre saisons.» Des vêtements intemporels donc, dont raffolait, paraît-il, spécialement George Bush junior, malgré les tensions franco-américaines de 2003.

Georges de Paris – il jure que c’est le nom qui figure sur son passeport – a un destin rocambolesque. Après avoir appris le métier à 14 ans en France, il est venu en novembre 1959 à Washington «pour l’amour». Sa liaison avec une fille américano-française tourne très vite court. «J’ai devenu un clochard. J’ai dormi dans la rue. Franklin Park.» Six mois d’errance avant de trouver du travail chez un tailleur, puis, de fil en aiguille, de se mettre à son propre compte. Aujourd’hui, à 77 ans, il n’envisage pas d’arrêter: «Je n’aime pas la retraite. J’aime quand même vendre le magasin. Il faut que je travaille trois jours par semaine et après je voyage étranger.» A Paris?

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