mode

La garde-robe d’Audrey Hepburn aux enchères

Des dizaines de robes et une allure inoubliable. Une partie de la garde-robe d’Audrey Hepburn est vendue aux enchères ce mardi à Londres

Lorsque «Mademoiselle Hep-burn» est annoncée dans le bureau d’Hubert de Givenchy, début 1954, le couturier s’attend à voir Katharine Hepburn, qu’il adorait. Il découvre alors Audrey, «une très jeune fille habillée comme un gondolier», se souvient-il. Ce fut le début d’une collaboration, d’une amitié et d’une allure inoubliable: des dizaines de robes, une grâce fragile, un modèle féminin aux antipodes des canons opulents de l’époque. Ces images, cette élégance, sont peut-être plus vivaces aujourd’hui dans la mémoire collective que la pourtant fameuse filmographie de l’actrice.

La vente aux enchères, mardi 8 décembre à Londres chez Kerry Taylor Auctions, d’une partie de la garde-robe de cette icône du style, suscite donc une certaine agitation dans le milieu de la mode. Elle est surtout l’occasion de se replonger avec délices dans le chic pimpant des années 50-60, incarné par toute la fraîcheur d’Audrey Hepburn. Après avoir été exposés à New York et à Paris, 36 tenues, des accessoires (dont des chapeaux), des portraits et des lettres seront vendus. Une partie des bénéfices sera reversée à l’association caritative en faveur de l’enfance créée par l’actrice.

Parmi les lots, on compte aussi bien des tenues portées à l’écran par Audrey Hepburn que des pièces de sa garde-robe privée. Les estimations les plus hautes concernent les vêtements de haute couture dessinés par Hubert de Givenchy, notamment une robe en dentelle de Chantilly noire portée dans Comment voler un million de dollars en 1966, ou une robe en soie cloquée dessinée en 1962 pour la promotion du film Deux têtes folles (Paris When It Sizzles). Autre pièce emblématique, la petite marinière rayée en coton portée en 1956 dans Guerre et Paix.

Mariage annulé

De sa garde-robe personnelle, on retient le manteau en laine à double boutonnage qu’Audrey Hepburn portait pour promener son Yorkshire Famous sur une photographie de 1956, ainsi que la robe qu’elle avait commandée pour son mariage avec James Hanson, qui sera finalement annulé. Audrey Hepburn avait alors demandé aux couturières, les sœurs Fontana à Rome, de donner cette robe à «une femme qui va se marier, quelqu’un qui ne pourrait jamais s’offrir une robe comme celle-là, la plus belle fille italienne pauvre que vous pourrez trouver».

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