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Le décor, amazonien, cela va de soi, de Dumato.
© DR

Un jour, une idée

A Genève, les bienfaits de l’Amazonie à portée de main

Dumato transforme les fruits de la jungle en bougies, savons et soins. Avec un but noble: sauver la forêt vierge en commercialisant ses richesses

Singulier parcours que celui de Nicolas Merckling. Ancien porte-parole du Conseil d’Etat genevois, aujourd’hui responsable des relations presse d’une banque privée, l’ex-journaliste du Temps (entre autres) a fait des études d’ethnologie et de biochimie. Il est surtout amoureux fou de l’Amazonie, où il a rencontré sa femme Luana, originaire de l’Etat brésilien reculé d’Amapá. Le couple a transformé sa passion en aventure entrepreneuriale, ouvrant il y a deux mois le magasin Dumato («De la forêt») dans le quartier alternatif des Grottes, à Genève.

Approvisionné du plus profond de la jungle par des coopératives et des tribus indiennes, Dumato propose une gamme à base de fruits typiques de l’Amazonie: babassu, murumuru, tucuma, açaï, péqui, goyave, andiroba, bacuri, ucuuba, buriti, pracaxi, cupuaçu… «Il y a 10 000 espèces d’arbres en Amazonie, contre une centaine seulement en Suisse», précise Nicolas Merckling.

Un effet bluffant

Peu connus hors de la grande forêt, même au Brésil, ces produits commencent à se faire une place sur les marchés occidentaux. Chez Dumato, on les trouve sous forme de savons, de lotions, de baumes pour les lèvres ou de bougies dont on fait couler un peu de cire au creux de la main. L’effet est bluffant: le beurre orangé, à base de fruits de la passion et de buriti, une noix de palmier, laisse une sensation riche et apaisante, qui perdure longtemps.

Difficiles à trouver et à sourcer de façon responsable, ces huiles restent relativement chères. Compter 30 à 40 francs pour une bougie ou un shampooing, 10 francs pour un baume pour les lèvres. Mais le magasin propose aussi des «bio-bijoux» à base d’ivoire végétal, de délicats objets tressés, de la poudre de guarana et des massages amazoniens capables – paraît-il – de remettre sur pied un malade en quelques minutes.

Ce n’est sans doute qu’un début. La plupart de ces fruits étant comestibles, pourquoi ne pas les importer comme aliments? Nicolas et Luana Merckling y songent, mais les quantités sont plus importantes, la logistique plus complexe. Le jus d’açaï, extraordinaire myrtille amazonienne, serait un candidat idéal, qui pourrait franchir l’Atlantique sous forme congelée.

Dumato vise de toute façon à étendre sa gamme, pour changer la perception de l’Amazonie et mieux la protéger. Le «poumon vert» de la planète n’est pas seulement un océan de biodiversité à préserver, mais une forêt-jardin incroyablement productive, qu’il convient de valoriser de façon durable au lieu de la détruire.


Dumato, rue des Grottes 18, Genève, tél. 022 570 34 10, ma, me et ve 10h-19h, je 10h-19h45, sa 10h-17h45.

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