TOURISME

Gstaad, d’étables en tables

Réalisé pour GSTAAD TOURISME La perle de l’Oberland bernois offre un point de départ idéal pour une série de randonnées accessibles et familiales. Des parcours doublés d’activités dépaysantes et de belles surprises gastronomiques. Idéal pour une journée ou un week-end au vert

Le luxe se décline de plusieurs manières, à Gstaad. On peut apprécier la beauté des plafonds patinés des palaces, aux panneaux de bois issus de chalets ancestraux de la région. On peut choisir aussi de s’embarquer pour l’une des nombreuses randonnées au départ de l’élégant village bernois pour aller directement à la rencontre de ces cabanes d’alpage séculaires. Parti de bonne heure, au fil des sentiers moussus et des rivières cristallines, on redécouvre ce qui fait réellement le charme des environs: des couleurs éclatantes, des paysages changeants… et le silence.

Une authentique agriculture de montagne

La période est propice. C’est le temps du renouveau. Gentiane et lis martagon illumineront bientôt les bords des chemins. Dans les hauteurs, les volets des chalets sont rouverts un à un, les vaches monteront bientôt pour l’inalpe.

Cette authenticité n’a pas de prix, et participe de l’attractivité unique qu’exercent les cinq vallées formant la région de Gstaad. D’ailleurs, tout au long de l’été, les fermiers et alpagistes accueillent volontiers les visiteurs pour des visites d’étables.

L’occasion d’en savoir plus sur la fabrication du délicieux fromage d’alpage bernois AOP. L’agriculture de montagne est ici une réalité bien vivante dans le Saanenland. Près de 7000 vaches et 200 fermes sont encore en activité.

On accède très facilement à ce petit paradis, souvent par la route, depuis la région lémanique ou la Gruyère. Mais le plus confortable reste encore le Golden Pass. Ce train mythique au départ de Montreux permet de se mettre l’eau à la bouche tant les paysages traversés – parois rocheuses, vallées et hautes crêtes tapissées de sapins – invitent à la rêverie.

Une fois sur place, reste à choisir un parcours. Pour les amateurs de calme et de respiration, rien ne vaut une excursion jusqu’à un lac. La région en compte beaucoup: lac d’Arnen, lac Retaud ou lac de Seeberg, chacun a sa particularité. Le premier, «la perle du pays de Gessenay», étincelle au milieu de paysages sauvages et boisés. Le deuxième, bordé de sapins sombres, niché près du col du Pillon, offre une vue incomparable sur les sommets, dont le glacier des Diablerets. Les eaux bleues et fraîches du troisième, à l’entrée de la vallée de la Simme, en font une destination pittoresque et prisée des vététistes et des randonneurs. Par ailleurs, il est au cœur d’une réserve naturelle, comme le lac de Lauenen. Ce dernier, véritable bijou de montagne, vaut particulièrement le détour, pour ses intenses et envoûtantes nuances de vert et l’écrin naturel exceptionnellement diversifié qui l’environne.

Pour y accéder, l’un des itinéraires les plus sympathiques et familiaux reste le chemin de 9,5 kilomètres qui débute à la Wispile. Confortable et vaste, cette auberge de montagne, à 1907 mètres d’altitude, se rejoint en télécabine, le départ se situant à quelques minutes à pied de la sortie de Gstaad, direction Gsteig. Pour les sportifs qui souhaitent s’échauffer, la montée peut aussi s’effectuer à pied.

Un paradis pour les plus jeunes

L’occasion de côtoyer des vaches, ruminants paisibles et impassibles, qui occupent les coteaux environnants et de s’initier à la fabrication du fromage, expliquée sur une série de panneaux thématiques en cours de route.

Les alentours de la Wispile sont particulièrement prisés des enfants puisqu’ils comptent plusieurs enclos où paissent chèvres et mini-poneys au poil soyeux, ainsi qu’un très grand terrain de jeu. Les parents apprécieront les différentes animations organisées sur place, notamment les sessions certains dimanches. On y découvre aussi quelques produits locaux, en particulier les rebibes, qui proviennent de fromages séchés en râtelier durant douze mois, servies sous forme de copeaux, au goût typique et prononcé. Gstaad en possède une cave pleine, «la grotte à fromage», qui contient près de 3000 pièces et se visite sur demande.

Fondues en plein air

On s’attarderait bien à la Wispile, avec sa vue à 360 degrés sur les vallées environnantes, mais on en profite aussi sur le sentier, bien balisé, qui rejoint le lac de Lauenen. La balade de trois heures suit en effet pour partie la crête de la montagne.

Au bout de quarante minutes de marche se découvre sur la droite un caquelon… géant! Cette installation en bois, en plein air, peut accueillir jusqu’à huit personnes. Il est possible d’y confectionner et déguster une succulente fondue au fromage local, en réservant la veille un sac à dos à fondue auprès d’une des laiteries locales ou de l’auberge de la Wispile. Gstaad compte cinq autres lieux – cabanons et caquelons – ainsi disséminés dans la nature qui permettent de savourer cette spécialité fromagère dans un cadre hors norme. Une option à la truffe est même possible! Au retour, il suffit de restituer l’équipement dans une laiterie locale.

Ensuite, la marche se poursuit direction le Chrinenpass (1659 m). A compter de ce point, après une montée de 100 mètres, on rejoint le chemin du lac de Lauenen (1381 m) et bientôt ses eaux émeraude s’offrent à la vue.

Au milieu d’une zone naturelle protégée, le lac de Lauenen évoquerait presque le Canada, avec ses amples forêts de conifères au vert intense étalées le long des rives.

Réserve naturelle, le site est préservé mais tout de même ouvert à la baignade sur une partie de ses rives. Les amateurs de baignade dans ces eaux paisibles peuvent ainsi piquer une tête sans perturber la faune et la flore locales, en empruntant l’un des pontons de bois aménagés à cet effet.

Quel bonheur de s’élancer dans l’eau fraîche après trois heures de marche! Pour les familles, un itinéraire facile permet de faire le tour du plan d’eau en une heure. On s’attarde volontiers sur les rives du lac, véritable oasis de fraîcheur et de quiétude, jusqu’à la fin de la journée. Avant de prendre un car postal, qui circule régulièrement, pour rentrer à Gstaad.

Wakeboard d’altitude

Près de 300 kilomètres d’itinéraires balisés entourent le village, et bien d’autres valent le détour. Tous sont parsemés d’auberges chaleureuses ou de cabanes d’alpage accueillantes. Gstaad propose une centaine de restaurants, aussi bien des lieux étoilés que des gîtes de producteurs… Rares sont les destinations alpines dotées d’une palette d’enseignes aussi riche!

Pour les amateurs de randonnée d’altitude, le trajet de 5,8 kilomètres qui part du sommet du Horneggli jusqu’à celui du Rinderberg (2079 m) offre un panorama stupéfiant sur tout l’Oberland bernois. Le départ a lieu cette fois-ci en télésiège, à cinq minutes à pied de la gare de Schönried, village voisin de Gstaad. Une fois arrivé au Horneggli (1771 m), on emprunte le chemin en direction de Hornberg-Rinderberg, bien indiqué.

Après quinze minutes de marche, on distingue les eaux rafraîchissantes de l’étang du Hornberg. Ici, peu de sapins. Seuls quelques buissons jaillissent des alpages. Les prés sont rois… Entre les deux mamelons voisins du Hüenerspil et du Horeflue, le petit lac accueille aussi quelques brises agréables. Le site retiendra aussi les sportifs, qui pourront s’y adonner… au wakeboard. De quoi combiner les plaisirs de l’océan avec ceux de la montagne. A proximité, le bar lounge du site propose une série de bières locales et de produits locaux. Ambiance Heidi/hipster au sommet garantie!

Saveurs locales

La randonnée reprend ensuite le long d’un chemin accidenté qui mène vers l’alpage de Parwengen, d’où commence la montée vers le Rinderberg. Au fur et à mesure de la progression, la vue sur les Alpes est de plus en plus époustouflante.

Arrivé au sommet, à 2011 mètres d’altitude, on profite des chaises longues de la grande terrasse ensoleillée du Rinderberg-Spitz, restaurant d’altitude qui offre des brunchs exquis plusieurs dimanches et compte une grande série de spécialités locales. Outre les fromages, il serait dommage de faire l’impasse sur les excellents produits de la région, dont la viande séchée. Car la montagne, à Gstaad, ce n’est pas seulement les produits laitiers, mais aussi une vallée qui fait mûrir ses fruits savoureux entre jardins d’altitude et abords des chalets, qui allie des saveurs, et va bien au-delà des goûts habituels que le randonneur trouve au fil de ses excursions.

Descente en trottinette

La vue du Rinderberg s’étale sur toute la vallée de la Simme. Fait assez rare pour être souligné, le site dispose d’une grande aire de jeux pour les enfants, entièrement rénovée cet hiver, intégrée de manière très originale sur toute la façade du site; ses toboggans et autres installations invitent à la découverte aussi bien qu’à la détente. Pour revenir, le plus simple reste de s’engouffrer dans la télécabine du Rinderberg, destination Zweisimmen. A mi-chemin, les plus sportifs pourront descendre de la cabine et louer une trottinette pour terminer leur descente vers la vallée cheveux au vent.

Animations tout au long de l’été

Si l’on choisit de rester à Gstaad tout un week-end, le choix d’activités est grand, tant la saison d’été regorge d’événements. En juillet en particulier, Gstaad compte des temps forts sportifs. Le 9 juillet, la petite station alpine prendra des airs de plage pour accueillir le Swatch Major, l’une des compétitions de beach-volley parmi les plus pointues du monde, qui réunit l’élite de ce sport. La 20e édition sera marquée par un concert de Bastian Baker, le 12 juillet au soir. Puis place à la terre battue, pour le fameux Swiss Open de Gstaad, seul tournoi ATP de tennis sur ce type de surface en Suisse, qui démarre le 20 juillet et reste l’un des grands moments de l’été. Tout comme le Gstaad Menuhin Festival & Academy, pour les mélomanes de choix, qui a lieu du 18 juillet au 6 septembre, sous le signe de la ville de musique Paris. Plaisir des yeux, des papilles et des oreilles… Gstaad en a décidément pour tous les goûts.

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