Le Saanenland, le Simmental et le Pays-d'Enhaut voisin constituent une destination de prédilection pour les amateurs de petite reine. Boucles, tracés en aller-retour, itinéraires recourant aux remontées mécaniques… Le secteur compte un grand nombre de parcours répertoriés et une carte spéciale cycliste pour les remontées mécaniques, valable pour les montées vers plusieurs sommets: Rinderberg, Horneggli, Wispile. Pour les détenteurs d’un vélo à assistance électrique, plus d’une vingtaine de stations de recharge sont disséminées dans la destination. Et pour ceux qui voudraient s’essayer à cette activité, pas moins de sept prestataires proposent location et/ou vente d’e-bikes dans la région. A noter qu’un certain nombre de bike hotels offrent à leurs clients des services adaptés, avec ateliers de réparation, garages fermés, petit matériel à disposition… de quoi pédaler en toute sérénité.

Des airs de petit Canada

L’une des plus belles sorties en e-bike depuis Gstaad mène au lac d’Arnon (Arnensee). Un parcours de près de trois heures (aller-retour) en deux temps. Si tout le début du tracé, au fond de la vallée qui mène de Gstaad à Feutersoey, s’avère paisible et facile, en suivant peu ou prou le cours de la Sarine, tout change à Feutersoey: là, le sentier s’élève et l’assistance électrique est la bienvenue pour aider les mollets à mouliner. Sur les premiers lacets, le parcours slalome entre les chalets qui surplombent le village, puis il alterne entre alpages et forêts pendant une bonne demi-heure. Les sapins et pins des derniers contreforts tapissent le sentier de milliers d’épines à la fin de l’été, tandis que certains arbres plongent leurs racines dans les eaux bleues.

Ces conditions donnent au cirque de montagnes des airs de petit Canada. De l’air cristallin aux grands espaces, c’est le célèbre été indien du continent nord-américain qu’on retrouve dans cet écrin des hauteurs de Gstaad. Début septembre, les dernières chaudes journées permettent encore de se baigner dans le lac, voire d’apporter un paddle ou de louer un pédalo, pour les irréductibles, encore d’attaque pour pédaler, mais sur l’eau, cette fois-ci! A partir d’octobre, les nuits plus longues rafraîchissent les eaux et le plan d’eau retrouve sa quiétude.

Alpages aux herbes dorées par le soleil d’été

L’escapade au lac d’Arnon peut aussi s’effectuer à un rythme encore plus paisible, par une randonnée assez douce, au départ du col du Pillon, au pied de l’emblématique massif du Glacier 3000. Depuis le parking du téléphérique qui emporte en hiver les skieurs vers le Scex Rouge, il faut s’élancer vers le lac Retaud: un sentier qui grimpe vers le plan d’eau à travers les derniers épilobes en épis. Après une halte sur les rives du lac Retaud, la montée reprend pendant une petite heure en direction du col de Voré (1918 m), qui marque le seuil entre la région du Pillon et la vallée de Tschärzis.

Après une belle descente au milieu des alpages aux herbes dorées par le soleil d’été, on arrive en trente minutes depuis le col au lac d’Arnon, que l’on aperçoit en contrebas presque depuis la crête. A l’arrivée, les gourmands s’accorderont une petite pause au restaurant Huus am Arnensee, dont la carte propose aussi bien des tapas que des röstis ou un chateaubriand au jus de thym de toute beauté. Des alternatives nombreuses sont proposées aux allergiques au gluten et aux végétariens; de quoi emmagasiner des forces pour le chemin qui continue vers Gstaad.

La chasse et ses accompagnements succulents

Une fois de retour au bercail, d’autres hauts lieux de la gastronomie attendent les gourmets à Gstaad. La station bernoise est constellée d’étoiles et de tables savoureuses. L’automne constitue une saison de choix pour se régaler de mets locaux et de saison. En premier lieu, les produits de la chasse. Tout autour de Gstaad, dans les vallées et les montagnes, une faune abondante fait le bonheur des chasseurs. Parmi eux, l’ancien champion de ski Bruno Kernen a remisé les planches au placard pour dégainer son fusil: le vainqueur de la course du Hahnenkamm à Kitzbühel en 1983 a ouvert un hôtel à son nom à Schönried et il met un point d’honneur à s’impliquer en personne dans l’approvisionnement en gibier de ses hôtes. Et pour les végétariens? Si la chasse semble de prime abord incompatible avec leurs appétits, les chefs rivalisent d’inventivité et de minutie pour concocter des accompagnements succulents qui raviront toutes les papilles: choux rouges, châtaignes, spätzlis, choux de Bruxelles, poires pochées à la confiture d’airelles… Un festin à part entière!

Pour accompagner ces délices, rien de tel qu’un grand vin. Et là aussi, Gstaad donne le tournis. Dans sa myriade de restaurants, auberges et caves, les nectars les plus fins rivalisent avec les flacons les plus prestigieux. Et le Saanenland peut s’appuyer sur des experts renommés, toujours à l’écoute pour souffler le meilleur accord mets-vins. Au restaurant Rialto, Yvan Letzter a, par exemple, été élu «Sommelier de l’année 2008» par le prestigieux guide gastronomique GaultMillau. Et au Grand Chalet, son homologue Pedro Ferreira a remporté en 2019 le «Best of Award of Excellence» décerné par le magazine Wine Spectator, bible internationale du vin. Impossible, avec de tels conseillers, veillant sur des caves aux références innombrables, de ne pas trouver le breuvage idéal.

Cocooning aux accents locaux

Après la randonnée et le festin, rien ne vaut le cocooning d’un spa. A fortiori à l’automne, quand le soleil se couche plus tôt, et que le confort relaxant est bienvenu. A Gstaad, le centre sportif tout comme de nombreux établissements hôteliers invitent leurs clients à se relaxer dans un espace bien-être.. A Schönried en particulier, l’Ermitage Wellness- & Spa-Hotel a intégralement rénové son espace balnéothérapie au printemps dernier. Sur 3700 m², il déploie un espace bien-être au luxe inouï et authentique: saunas garnis de tavillons, bassins à la minéralité exacerbée, espaces aux lignes épurées où la chaleur du bois se mêle à la rigueur de la pierre. Une atmosphère immédiatement propice au délassement.

Pour les amateurs de préparations locales, le spa propose un soin pensé autour des cabris: peeling avec un gant en poil de chèvre, enveloppement à la crème au beurre de chèvre, massage… jusqu’à l’ambiance musicale au son des sonnailles des chèvres! Au-delà de cet établissement d’exception, plusieurs autres hôtels proposent une palette bien-être afin de satisfaire les légitimes envies de détente et de relaxation. Piscine, hammams, jacuzzis, mais aussi cabines de massage et soins divers garantissent une palette vaste et riche de solutions pour couper avec le stress du quotidien. De quoi prolonger le bien-être déjà éprouvé au cours des journées automnales, dans la nature époustouflante et préservée de la destination.


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