Le nom intrigue d’emblée. Trouver le terme «grotte» dans une liste de traitements bien-être évoque un endroit sauvage et souterrain, contrastant avec les noms technologiques des autres soins esthétiques à la carte. L’halothérapie (halos signifiant «sel» en grec) recrée des conditions similaires à celles qu’on retrouve dans une grotte de sel. En effet, au milieu du XIXe siècle, des centres de cure ont été mis en place dans différents pays de l’Est pour profiter des bienfaits de l’air saturé de sel afin de soigner les maladies respiratoires. Depuis les années 1980, on peut également reproduire artificiellement ces conditions dans des pièces aux murs recouverts de sel.

Pour découvrir à quoi cela ressemble, passons la porte du Labo, à Genève, et pénétrons dans une petite pièce dont le sol est entièrement recouvert d’une couche épaisse de sel fin, et les murs enduits d’un stuc du même minéral. Les fauteuils de style contemporain et les repose-pieds en cuir blanc renforcent l’impression d’être dans un cocon blanc, avec des dossiers totalement inclinables pour mieux se prélasser et glisser dans une petite sieste. Le client peut choisir des petites lumières bleues au plafond ou des variations de lumière chaude derrière des briques en sel rose.

Douce régression

Enveloppés dans des peignoirs moelleux, blancs eux aussi, on profite d’une séance de nébulisation de 45 minutes. Pulvérisé silencieusement dans la pièce, le jet d’aérosol salin diffuse ainsi les nombreux minéraux et oligo-éléments présents dans le sel, tout comme des ions négatifs, qui éliminent les bactéries. Si, parmi les bienfaits promis par l’halothérapie, figurent la décongestion des voies respiratoires et l’assouplissement de la peau, l’effet plus évident réside dans son pouvoir apaisant. Une autre façon de lâcher prise et de s’octroyer une pause à l’abri de l’agitation de la ville.

Dommage qu’il soit obligatoire de porter des couvre-chaussures: faire courir ses orteils dans les cristaux de sel étalés sur le sol ne pourrait qu’augmenter cet état de douce régression. Le Labo propose également de profiter de la séance d’halothérapie accompagné par un enfant, sans aucun supplément.

Le Labo, chemin du 23-Août 2, Genève, 022 436 81 13. Retrouvez tous les articles de la rubrique «Un jour, une idée».