Des mini-crêpes chèvres et romarin. Une tapenade d’olives. Et des noix de cajou à la truffe noire. Loin du traditionnel bocal de cacahuètes, le premier hôtel Fauchon, qui a ouvert en 2018 place de la Madeleine à Paris, remplit chaque jour son minibar d’une sélection de la célèbre enseigne française. Pâtisseries, chocolats, foies gras, champagnes, thés parfumés… Le contenu est offert dans toutes les chambres et un sac permet d’emporter l’assortiment chez soi. Même le meuble rose métallisé et facetté qui renferme les étagères et le réfrigérateur est à vendre. Dessiné par Sacha Lakic pour Fauchon, il a été intégré à la collection du fabricant Roche Bobois.

Cette vitrine gourmande qui fait le pont entre les univers hôtelier et culinaire de Fauchon contribue à diffuser sa collection. La démarche semble donc logique pour mettre en valeur la double identité de l’enseigne. Elle reflète néanmoins une tendance plus large de l’hôtellerie de luxe, celle de miser sur des créations gourmandes emblématiques, en vente à l’emporter. Des nouveaux produits d’épicerie qui vont souvent au-delà de la traditionnelle confiture du chef servie au petit-déjeuner. «Cela fait longtemps que des champagnes et des chocolats sont labellisés par les établissements. On assiste désormais à l’exploration de nouveaux territoires comme le vin, les épices, les poivres, les infusions, les cafés, estime Patrick Ogheard, doyen associé des arts pratiques au sein de l’Ecole hôtelière de Lausanne. Ce sont des ventes additionnelles. Plus on en fait, mieux c’est.»