Ils sont cinq, viennent de Bienne, Lausanne, Genève ou même Annecy. Tous ont entre 32 et 45 ans et ont lancé leur marque de montres indépendante entre 2012 et 2018. Ils incarnent, chacun à leur manière, la relève de l’horlogerie helvétique. Ces jeunes loups partagent une même volonté: contribuer au succès et à la pérennisation d’une branche symbole de l’identité suisse.

En ce premier mercredi d’automne, nous les retrouvons dans une suite du Lausanne-Palace. Pour la plupart, ils ne se sont jamais rencontrés. Pierre Guerrier, patron de la marque française Riskers, et Claudio D’Amore, qui dirige la manufacture lausannoise Code41, arrivent les premiers. Ils sont suivis de près par les Biennois Ben Küffer, de Norqain, et Raphaël Granito, de Formex. Ce dernier glisse immédiatement: «Nous sommes trop petits pour nous voler des parts de marché. Si l’un d’entre eux vend une montre, je m’en réjouirai, et je trouverai un autre client à qui vendre la mienne.»