Un jour, une idée

L’A-T-E-L-I-E-R, sublime petit café lausannois

Avenue de France, le lieu séduit par son ambiance de quartier et ses en-cas originaux, de qualité

L’A-T-E-L-I-E-R symbolise l'établissement de quartier par excellence, avec une ambiance qui évolue au fil de la journée. Le matin, croissants et pains au chocolat dans de petites boîtes à biscuits en métal, avec du jus de pommes, carottes et gingembre pressé frais. Et à midi, les tartines arrivent en duo, accompagnées d’une salade.

De fameuses planchettes

A l’heure de l’apéro, on sert les bières à la pression et des pistaches par poignées. Et puis, il faut aussi goûter ces fameuses planchettes: burrata, houmous, ratatouille, maquereau fumé, et l’on en passe. Le dimanche, c’est toujours l’affluence, mais pas besoin de réserver pour trouver une place. On y vient pour le petit-déj' spécial: un buffet à volonté de fromages, de la bondelle fumée, du yogourt grec avec granola, pains et tresse avec Cenovis, miel ou confiture, un œuf à la coque et les boissons à part.

Plutôt hipster, comme atmosphère. Les meubles vintage ont été chinés dans les marchés et les brocantes. Sur les murs, on expose un artiste différent tous les trois mois, et le jour de notre visite, c’était Nick Drake qui fredonnait à l’oreille des clients. Hipster, vraiment? L’étiquette dérange un peu Laure Gasser – emmitouflée dans sa veste en simili fourrure, elle porte son bonnet juste au-dessus des oreilles – et Cybèle Abdel, toute vêtue de noir, qui assume à contrecœur, elles qui ont ouvert ce café il y a plus de quatre ans.

Elles racontent d’une même voix: «Au début, c’était vraiment un atelier artistique. Ensuite, on a eu envie de monter une galerie d’art, mais pour faire rentrer des sous, on a décidé de faire un café. Et l’on a fini par choper une patente pour vendre de l’alcool.» Elles ne s’attendaient pas à ce que le projet spontané fonctionne aussi bien. «Le jour de l’ouverture, c’était l’émeute», dit Cybèle dans un mélange de gêne et de fierté. «La police est venue. On s’est pris une amende parce qu’il y avait trop de monde et que ça bloquait la route.»

De l'ambiance en plus

De quoi se faire des ennemis? Bien au contraire. Les deux amies ont contribué à faire vivre cet Ouest Lausannois, aujourd’hui en pleine gentrification. «Quand on est arrivées, les prix étaient beaucoup plus bas. Mais notre loyer n’a pas augmenté. La régie nous remercie d’avoir amené un peu d’ambiance dans le quartier!»


L’A-T-E-L-I-E-R, avenue de France 39, Lausanne, tél. 021 624 16 37, lu-je 7-22h, ve 7-01h, sa 9-22h, di 10-22h. Retrouvez tous les articles «Un jour, une idée».

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