Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire

Automobile

Dans l’attente impatiente de la reprise

Les constructeurs restent prudents pour 2010

Après la très mauvaise année 2009, les constructeurs automobiles tentent de redresser la barre. Le début de l’exercice 2010, avec une hausse de 13% des immatriculations en Europe en janvier, et la confirmation de cette tendance en février laissent présager une meilleure année 2010.

Les producteurs baissent la tête après avoir surfé sur la vague éphémère des primes à la casse qui a sauvé les marchés européen et américain de la débâcle. C’est le sentiment général qui prévaut parmi les constructeurs présents au Salon de Genève. La majorité de ceux rencontrés par Le Temps se vantent d’avoir gagné des parts de marché en 2009, sur tel segment des ventes ou dans tel ou tel pays, afin de démontrer qu’ils sont bien placés pour bénéficier de la brise de la reprise lorsqu’elle arrivera.

Quand le vent sera-t-il bien établi? «J’aimerais bien le savoir et je ne m’avancerai pas à faire un pronostic», indique Philippe Varin, le nouveau patron du groupe Peugeot-Citroën (PSA). Il limite d’ailleurs ses prévisions «de résultat opérationnel positif» à fin juin 2010. L’avenir à court terme est bien visible car il s’agit de reprendre la production à un rythme soutenu pour reconstituer les stocks qui ont fondu en raison des stimulations étatiques des ventes. Le dé­stockage atteint 188 000 véhicules pour PSA.

La deuxième partie de l’année est imprévisible à cause de la disparition des primes à la casse. Le marché allemand sera particulièrement déprimé avec une baisse de 24% attendue. Philippe Varin table sur une réduction moyenne de 9% en Europe, contre 5% l’an dernier. Les constructeurs bien implantés en Asie et en Amérique latine pourront compenser la morosité des marchés européen et américain.

La Chine compense

L’an dernier, le marché chinois a progressé de 25%, à 12,5 millions de véhicules, et la tendance se poursuivra cette année. Colin Dodge, vice-président de Nissan, s’exclame: «Heureusement, nous sommes globalisés. On ne peut pas compter sur l’Europe pour augmenter nos ventes mais nous tournons grâce aux marchés émergents comme la Chine ou l’Inde. Nos parts de marché ont progressé en Chine, mais aussi aux Etats-Unis».

La marque qui fait la grimace, c’est bien sûr Opel. General Motors (GM) a décidé mardi d’augmenter sa participation financière au programme de restructuration qui nécessite l’injection de 3,3 milliards d’euros. GM versera 1,9 milliard au lieu de 600 millions. Nick Reilly, nouveau patron d’Opel, a fait la tournée des gouvernements européens pour obtenir des prêts. Il demande 2 milliards d’euros. «L’accueil est bon et j’espère une réponse dans trois à quatre semaines», a-t-il expliqué mardi à un groupe de journalistes.

L’industrie automobile a accumulé des pertes à hauteur de 11 milliards de dollars l’an dernier. Elles seront moins élevées cette année grâce à un marché américain qui devrait progresser de 12%.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo lifestyle

Les secrets d'un dressing minimaliste

«Moins, c'est mieux», y compris dans sa garde-robe. En collaboration avec responsables.ch, la blogueuse et auteure de «Fashion mais pas victime» Mélanie Blanc vous donne ses conseils pour acheter modérément et rester branché.

Les secrets d'un dressing minimaliste

n/a