Un jour, une idée

A Lausanne, la laine feutrée au pied n’a pas dit son dernier mot

Une «start-up» familiale s’est lancée dans la création de chaussures et de sacs. Baabuk, d’abord concentré sur des chaussons pour adultes et enfants, puis des bottes, se lance désormais dans le développement de baskets

On connaît bien les UGG, ces bottes australiennes en daim, fourrée de laine de mouton, à enfiler sans chaussettes pour de bienheureuses sorties quand le froid pique le nez. Mais la laine au pied n’a pas dit son dernier mot.

Une start-up familiale, basée à Lausanne, s’est lancée dans la création de chaussures et de sacs en laine feutrée. Fusion du mot babouchka (grand-mère en russe) et de «baa», onomatopéée proche du bêlement du mouton, leur label Baabuk s’est d’abord concentré sur des chaussons pour adultes et enfants, puis des bottes, et se lance désormais dans le développement de baskets avec l’appui d’un financement participatif.

Au chaud jusqu’à – 30°C

C’est en recevant il y a six ans une paire traditionnelle russe de la marque Valenki que Galina Witting a eu l’idée de décliner cette technique sur des modèles plus contemporains. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces espèces de bottes de cosmonaute extra-larges sont très solides et gardent les pieds au chaud, jusqu’à – 30°C. A l’époque, son mari avait été muté à Djakarta. Pour passer le temps un peu long de sa vie de femme d’expatrié, elle s’était mise à fabriquer elle-même de la laine feutrée, en frottant des pelotes et du savon, aidée d’une dame russe habitant l’Oural, via Skype. Son mari, ingénieur de formation, se joignit alors au projet en dessinant des machines destinées à une production à plus grande échelle dans un atelier au Népal.

On ne les a pas encore essayées, mais les adeptes promettent que les chaussures ne piquent pas. La laine est antibactérienne, absorbe l’humidité, tout en laissant respirer la peau.

www.baabuk.com

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