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interview croisée

L’élégance au masculin, tentation d’une définition

Pourquoi se retourne-t-on dans la rue sur cet homme-ci et pas sur celui-là? L’élégance peut-elle supporter les limites d’une définition? Véronique Nichanian, qui crée depuis vingt ans les collections masculines Hermès, et Pierre Hardy, qui en dessine les accessoires, ont esquissé des réponses.

Le Temps: Quelle fut votre première émotion vestimentaire au masculin?

Véronique ­Nichanian:C’était une paire de chaussures d’homme lacées marron foncé super-jolie. Je m’en souviens très bien, je devais avoir douze-treize ans. Maman m’a regardée effarée. Je les voulais parce que je trouvais que ça faisait une jolie silhouette avec mes jeans, alors que les autres filles étaient en mocassins. Voilà ma première émotion de ma vie d’homme (rire). Je fais mon coming out! Sinon, je me souviens que mon père, un homme d’une élégance très classique, très rigoureuse, ne se parfumait jamais, mais il parfumait son mouchoir qu’il avait dans sa poche. Il me le passait et c’était le parfum de mon père. Et toi Pierre? Pierre Hardy: Les chapeaux de mon grand-père. Une chose que l’on ne portait déjà plus quand j’étais enfant, mais cela me semblait être le comble du raffinement de ranger ses chapeaux et de les arranger sur sa tête. Il me les faisait toujours essayer. Pour moi, c’était un déguisement, pour lui, c’était vraiment le nec plus ultra de l’élégance. V. N.: Et il ne sortait jamais sans un chapeau? P. H.: Jamais! Jusqu’à la fin de sa vie, il a toujours porté un chapeau. Et il cirait mes chaussures. Il ne supportait pas que les chaussures ne soient pas cirées. Il me disait: «Tu ne vas pas sortir comme ça!» V. N.: Le cirage de chaussures, c’est quand même un truc d’homme!

– Il existe d’ailleurs des clubs de cireurs de chaussures…

P. H.: Oui et je trouve que c’est un peu louche (rire). V. N.: Oui, pourquoi cette obsession?

– Il existe de multiples manières de cirer ses chaussures, y compris le cirage à la lune…

V. N.: C’est Berluti qui les met à la lune pour les patiner… P. H.: … pour qu’elles se décolorent d’une certaine façon. V. N.: Tu n’as jamais essayé de mettre une chaussure à la lune et une autre pas pour voir la différence? P. H.: Non, je ne suis pas assez obsessionnel.

– Vous vous retournez dans la rue sur un homme à cause de ce qu’il porte ou pour ce qu’il est?

V. N.: Pour ce qu’il est. Un homme séduisant, c’est lui que l’on voit d’abord, pas forcément ses vêtements. Après coup, je me dis: «Oh! mais il avait un très joli manteau!» P. H.: Je suis complètement d’accord avec Véronique. D’ailleurs, je trouve ça louche quand on voit trop les vêtements: ce n’est pas très beau un homme dont on remarque trop l’élégance.

– Avez-vous en tête un modèle d’élégance masculine, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui?

P. H.: Plein, j’en ai plein! J’ai l’impression que les garçons ont toujours en tête un modèle: un jour, ils vont vouloir être comme Mick Jagger, un autre jour comme Gainsbourg, un troisième comme Marlon Brando ou je ne sais qui. Alors que les femmes ne fonctionnent pas du tout comme ça. Je pense que vous êtes beaucoup plus libres dans votre façon d’appréhender la mode. Les hommes, eux, ont des archétypes en tête.

– Quels sont les vôtres?

P. H.: Marlon Brando dans Le Dernier Tango à Paris. Je le trouve magnifique. C’est l’homme. Il n’a rien: un manteau beige, un pull en V gris, un pantalon noir… V. N.: Oui, mais c’est sa force qui ressort… Sur lui, tout a un côté félin. P. H.: Oui, sur lui! J’ai essayé, mais ça ne fait pas du tout le même effet (rire). Ça peut sembler un peu puéril, mais on a besoin de guides, de modèles. Tu ne l’as jamais vécu? V. N.: Non, je ne fonctionne pas avec des modèles… Je devrais interviewer les hommes à ce sujet, demander à mon mari à qui il voudrait ressembler… Il va m’annoncer un truc complètement fou et je vais avoir un choc!… Je préfère les hommes qui ont une espèce de liberté plutôt que ceux qui appliquent un code de l’élégance. Comme Sean Penn, par exemple: je lui trouve une force de caractère qui justement induit une certaine façon de s’habiller… Ou quelqu’un comme Gainsbourg, avec cette façon qu’il avait de dépareiller son jean et sa veste. Personne ne faisait ça à l’époque. Il s’habillait avec un savant négligé que les jeunes générations ont complètement copié.

– Quelles sont, à votre avis, les trois pièces essentielles d’une garde-robe masculine?

V. N.: Un costume rayé tennis, je trouve que c’est sublime. Un jean, inévitablement. Et, pour la troisième pièce, je dirais un pull en V noir. Voilà. P. H.: Moi, ça ne va pas être très différent… V. N.: On signe pour le même vestiaire… Est-ce que tu rajouterais quelque chose? P. H.: La bonne veste! C’est ce qu’il y a de plus difficile à trouver. V. N.: Oui, celle avec les bonnes proportions… P. H.: C’est comme le pull en V noir: on a beau en avoir acheté cinquante, on n’a jamais celui qui convient… Que ce soit son poids, son épaisseur, la profondeur du V, la coupe, l’emmanchure, etc. Ce n’est jamais le bon V noir. V. N.: Je ne sais pas comment sont tes placards, mais, moi, j’ai trois piles de pulls noirs, dont une pile entière de V noirs: en laine, en coton, en cachemire, des V profonds, des V courts, un raglan, un plus court avec un bord côtes, sans bord côtes. Lorsque l’on parle de façon générique d’un pull, cela ne veut rien dire: tout est dans les proportions, la justesse d’une profondeur, d’une épaule…

– C’est ce qui fait toute la difficulté de votre métier: pour chaque pièce, une chemise, une veste, il y a une accumulation de détails quasiment invisibles, contrairement au vestiaire féminin.

V. N.: Mon dernier défilé est un éloge de la simplicité, mais il s’agit d’un naturel très sophistiqué. En le regardant, les gens pouvaient se dire: «C’est très simple: elle fait défiler un pull avec un pantalon large.» Mais, pour moi, il s’agissait du bon pull, des justes proportions, d’une nouvelle encolure… Tout était calculé au millimètre.

– Quelles émotions essayez-vous de faire passer lorsque vous concevez un vestiaire d’homme?

V. N.: Dans mes vêtements, il y a des tas de détails. Par exemple, une de mes signatures, surtout dans les grosses pièces, ce sont les fonds de poche en agneau. L’homme porte un gros manteau en whipcord croisé, bien lourd, bien chaud, et puis tout d’un coup il met la main dans la poche et le fond de poche est en agneau… Lui seul a cette sensation tactile de sensualité. C’est à lui que je parle. J’aime ces détails que vous êtes le seul à percevoir, à vivre. Quand on touche un beau vêtement, on peut se dire qu’il s’agit d’un joli tissu, mais c’est seulement quand on l’endosse, quand on est dedans, qu’on l’a sur le dos, que l’on ressent une emmanchure, une épaule: ça vous tient là où il faut. P. H.: J’aime bien que l’on sente les vêtements sur soi. On parle beaucoup du confort, du «bien aller», mais je ne déteste pas qu’un vêtement soit un tout petit peu contraignant. V. N.: Oui, le confort, ce n’est pas la mollesse. Les vraies bonnes emmanchures confortables sont très tenues. Les vestes déstructurées, par exemple, c’est très compliqué à faire: c’est déstructuré, mais ce n’est pas un chiffon. Il faut que le vêtement soit construit pour qu’il habille le corps.

– Quand je vous écoute, j’ai l’impression que l’élégance, c’est d’abord se séduire soi-même?

V. N.: C’est sûr! On a tous des vêtements dans lesquels on est beau, on se sent bien, des vêtements où l’on est sûr de soi. P. H.: Oui. Je pense d’ailleurs que c’est fait pour ça, les vêtements.

– Il y a donc un plaisir presque charnel lié au vêtement?

P. H.: Bien sûr. Avec les accessoires, c’est plus distancié, mais, avec les vêtements, on a un rapport physique, épidermique. C’est d’abord le toucher, c’est le poids que l’on ressent sur ses épaules, c’est un ensemble de choses complexes, c’est très intime. V. N.: Il n’est pas léger du tout ce métier! Il n’a rien de futile. Un vêtement, c’est quelque chose que l’on vit au quotidien, qui vous aide dans votre vie, qui vous renforce, qui vous donne charme et bien-être. On a tous mis une fois un vêtement dans lequel on ne se sentait pas bien et toute la journée on était mal. C’est curieux, on pourrait prendre des distances en se disant: «Bof, c’est moche, je ne me sens pas bien et c’est tout…» Mais non: cela vous touche intimement et cela n’a rien à voir avec la vision que les autres ont de vous. P. H.: Un vêtement participe à la construction d’une identité.

– Avez-vous un vêtement fétiche?

P. H.: Non. V. N.: Moi, c’est un pull en cachemire noir. D’ailleurs, il tombe en lambeaux. Je vous rassure: le lambeau chez moi est très relatif. Il est en cachemire, de belle qualité, donc il ne tombe pas littéralement en lambeaux, mais je l’emmène partout. Or, un jour, on a volé ma valise à New York et j’étais désespérée, parce que dans cette valise il y avait mon pull. Comme j’ai la chance de pouvoir faire tricoter exactement ce que je veux, j’ai fait refaire exactement le même. Voilà mon vêtement fétiche. Et toi, tu n’en as pas? P. H.: Non. V. N.: Tu n’as pas un truc qui traverse les années et que tu aimes? P. H.: Non.

– Lâchez-vous vos vêtements facilement?

P. H.: Ah! non, pas du tout! Je garde tout!

– Alors, finalement, c’est toute votre garde-robe qui est fétiche?

P. H.: Oui, c’est horrible! V. N.: Moi aussi, c’est horrible, il y en a partout! Je stocke des vêtements dans tous les greniers, les caves que je rencontre. Toi aussi? Ah! ça me rassure. Je ne suis pas une acheteuse compulsive, j’ai beaucoup de mal à trouver exactement ce que je veux, mais, quand je l’ai trouvé, je garde tout! Et comme je n’ai ni grandi, hélas, ni grossi depuis mes 18 ans, je mets encore les jeans que j’avais à 18-22 ans. Et donc je cherche à déménager. P. H.: Tu veux habiter un grand dressing. V. N.: Exactement! Mon obsession, c’est la taille des placards et des dressings. Ce n’est pas une plaisanterie…

– Quel vêtement d’homme aimez-vous porter?

V. N.: J’ai la chance de pouvoir faire des vêtements d’homme dans ma taille, et donc j’en porte beaucoup. Depuis les chaussures d’homme de mon adolescence, j’ai toujours eu beaucoup de vêtements d’homme.

– Donc ce ne sont pas des vêtements que vous empruntez aux hommes?

V. N.: Non, j’ai arrêté de faire ça. Pendant des années, je prenais les vêtements de mes jules, mais j’ai épousé un costaud et je ne peux plus. P. H.: Je déteste emprunter les vêtements des autres et j’ai horreur de prêter les miens. Je ne me sens pas du tout à l’aise dans les vêtements des autres.

– Et vous. Y a-t-il quelque chose dans la garde-robe féminine que vous auriez envie de porter?

P. H.: Il y a deux choses pour lesquelles je regrette de ne pas être une femme: les talons et le rouge à lèvres.

– Pour le rouge, on comprend vos réticences, mais les talons, en revanche, vous pourriez vous permettre d’en porter, vous qui avez été danseur…

P. H.: Je ne suis pas transgressif. Cela ne m’intéresse pas.

– Existe-t-il à vos yeux des interdits vestimentaires?

V. N.: Non, aucun. Il y a des choses qui ne vont pas à certaines personnes, mais libre à eux d’en juger par eux-mêmes. Je suis très tolérante. Parfois, j’aime bien que les gens fassent des fautes de goût, c’est intéressant, ça prouve qu’ils ont de la personnalité. Lorsqu’un homme porte un truc dissonant, qui ne lui va pas, je trouve cela touchant. P. H.: D’accord à 100%!

– La chaussure de femme est une sorte de sculpture miniature, on peut toujours inventer des formes inédites. En revanche, être inventif avec une chaussure d’homme semble être un exercice plus limité, même si l’on voit aujourd’hui des modèles dans des couleurs inédites, avec des effets de patine, des déchirures, et même des paires serties de diamants. Est-ce qu’un soulier d’homme peut être autre chose qu’un classique?

P. H.: C’est une question de culture. Ce que Véronique disait sur le pull en V tout à l’heure, je pourrais dire la même chose sur le Richelieu: on va faire les trous un peu plus gros, les orteils un peu plus plats, la semelle un peu plus débordante, un peu plus épaisse, mais les différences portent sur des iota. La base sera standard. Je ne trouve pas cela frustrant ou contraignant, au contraire. C’est comme quand on dit qu’en uniforme tous les hommes se ressemblent. Au contraire: je trouve que l’uniforme fait ressortir toutes les différences. On a tous vécu ça à l’armée: tous les défauts, toutes les originalités ressortent. V. N.: Il n’y a rien de plus difficile que de travailler sur des classiques. D’ailleurs, je n’aime pas ce mot, parce qu’il ne définit rien.

– Quel est votre soulier préféré pour homme?

P. H.: Un derby noir, sans couture, une espèce de gant du pied que l’on peut mettre avec tout, aussi bien avec un jean qu’avec un costume. C’est comme si on était pieds nus, d’une certaine manière, mais en ville. C’est très discret. Je pense qu’il y a deux genres de chaussures: celles que l’on veut montrer et les autres. S’il faut en choisir une, je prendrai plutôt celle que l’on ne voit pas.

– Si on mettait un homme sous un projecteur, qu’aimeriez-vous éclairer?

V. N.: Ses yeux… P. H.: Sûrement pas ses pieds, ça c’est clair! V. N.: Je le mettrais dans un halo d’ensemble et j’éclairerais surtout son visage, parce qu’on y lit le ressenti de ses pieds, de son costume, de ce qu’il est, de ce qu’il vit… P. H.: Moi aussi, le portrait, c’est ce que je préfère. D’ailleurs, dans l’histoire du costume masculin, c’est là où s’expriment le plus de choses, entre les lumières, le blanc, les collerettes, les encolures, les décolletés, toutes les ouvertures…

– Y a-t-il un élément de la garde-robe masculine du passé – la canne, par exemple – que vous aimeriez réintroduire aujourd’hui?

V. N.: Non, je ne suis pas du tout passéiste. Je peux trouver un homme charmant en chapeau, mais je suis bien dans mon époque; je trouve qu’elle définit bien les choses. Il n’y a rien que je regrette. J’aime beaucoup les boutons de manchette: c’est comme un bijou pour femme. J’adore en offrir. P. H.: Moi non plus, je ne suis pas du tout nostalgique, mais, en revanche, il y a des périodes pendant lesquelles j’aurais bien aimé vivre pour porter les vêtements de cette époque. L’Antiquité, pour la toge que je trouve magnifique. La Renaissance, où tout était si beau, la fin de la Révolution, le début de l’Empire, le tout début du XIXe siècle: les Incroyables, les tout premiers dandys, c’était superbe. Mais ce qui était beau dans son époque aujourd’hui ne le serait pas du tout.

– Vous parlez de l’homme élégant dans son époque. Aujourd’hui, qui est-il?

V. N.: Un homme qui s’est affranchi des codes. Un homme libre, qui a le choix, qui peut s’assumer, à qui l’on fait de plus en plus de propositions. Lorsque l’on voit l’engouement des clients pour le prêt-à-porter masculin et pour les accessoires! Les hommes d’aujourd’hui prennent plus soin de leur corps, je les trouve bien mieux dans leur tête qu’autrefois. P. H.: Je pense que c’est surtout vrai en Europe: en France, en Italie, en Angleterre. Aux Etats-Unis, ils sont peut-être un peu plus formatés. V. N.: Aux Etats-Unis, en effet, c’est très particulier, mais je trouve qu’en Asie ils sont assez ouverts.

– Est-il difficile de définir une silhouette masculine qui puisse à la fois plaire aux Européens et toucher des personnes qui ont une tout autre culture vestimentaire?

V. N.: Non, je ne rencontre aucune difficulté. La définition de cette élégance, en tout cas celle de l’homme Hermès, est la même partout. Il peut y avoir peut-être des problèmes de couleur, des tons qui vont mieux à certaines carnations qu’à d’autres, mais libre aux gens de ne pas les choisir. Je me refuse de faire, et je ne l’ai jamais fait, des collections spécifiques pour tel ou tel marché. Il y a une ligne et voilà.

– L’élégance a-t-elle une odeur, un parfum? Un parfum d’élégance?

V. N.: C’est tellement subjectif… J’ai du mal à répondre à cette question. Il y a des parfums que j’ai aimés sur des hommes et, ce même parfum, je ne l’aimais pas sur un autre homme; un parfum d’élégance, c’est donc une question à double tiroir…

– Avec quel sens pourrait-on alors définir l’élégance masculine?

V. N.: Le toucher. Ça ne peut être que le toucher. Que ce soit un très beau shetland ou un cachemire, ou le ressenti sensuel d’un très beau whipcord. Je ne pense pas à des tissus doux forcément: pour moi, un très beau whipcord, c’est un tissu masculin, ou un mohair, ou des cuirs. L’élégance, c’est dire bonjour à un ami, lui prendre le bras et avoir d’abord une sensation qui n’est pas visuelle: en touchant, il y a un plus. P. H.: En tout cas, l’élégance, ce n’est pas un vêtement tout seul: c’est le vêtement avec quelqu’un, sur quelqu’un ou après quelqu’un. Il faut qu’il se soit incarné à un moment donné. Parce que l’élégance, c’est aussi le vêtement que l’on laisse…

Dans un bureau du 24, faubourg Saint-Honoré, une table ronde un peu trop grande. Deux convives s’y font face, pour mieux se renvoyer la balle ou l’ascenseur. Véronique Nichanian, la directrice artistique de la mode masculine de la maison Hermès, et Pierre Hardy, qui crée chaussures et bijoux, dessinent saison après saison l’essence d’un vestiaire au masculin.

Elle fut la première femme à créer des collections masculines, il y a vingt ans déjà. Elle était donc l’interlocutrice privilégiée pour parler de vêtements d’homme et d’élégance au masculin. Pierre Hardy fait des chaussures de femme sublimes et, accessoirement, dessine des derbys, des richelieus pour la garde-robe des clients Hermès. Leur travail se décline au masculin très singulier.

L’élégance d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, prônent-ils, pourtant leurs modèles, ceux qui les inspirent, sont des hommes d’un passé proche: Gainsbourg et Marlon Brando. Sans doute parce que ces deux briseurs de codes, sans le vouloir, ont posé des règles qui valent encore aujourd’hui. Et ce avec une même fausse désinvolture. Entretien à la manière d’un costume croisé, boutons ouverts sur col en V.

Leg grande photo 1:

Légende grande photo 2:

Leg Chapeau:

Derby:

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