Les mots «Concours d’élégance» ont ceci de merveilleux qu’ils évoquent un univers détaché du réel, sur lequel on peut projeter tous ses fantasmes d’un passé où tout serait beau, les gens, les pensées, les objets, les voitures, et même l’intérieur des moteurs.

C’est à un merveilleux voyage dans le temps que nous a convié Rolex, sponsor de l’événement. Les voitures choisies pour participer à la Monterey Classic transportent dans leur moteur beaucoup plus qu’une mécanique. Qu’elles soient conservées dans leur état d’origine, ou bien restaurées, elles sont les témoins d’une époque, de plusieurs époques. L’enchantement naît lorsque l’on se trouve à ce point de convergence entre passé et présent, qui se produit justement à Monterey et ce depuis 1950.

La Monterey Classic Car Week, pour les aficionados, c’est le lieu où il faut être à la mi-août de chaque année. Et si possible participer. Une semaine divisée en autant d’événements qu’il y a de jours. Le Pebble Beach Tour d’élégance, présenté par Rolex, qui conduit les participants de Pebble Beach à Big Sur et retour à Carmel-By-The-Sea, leur permet de montrer les qualités de leur bolide en marche. Certains engins centenaires n’ont hélas pas dépassé la première colline. Le Quail, où les spectateurs ont tout le loisir d’admirer ces précieuses mécaniques et mettre les yeux dans les moteurs. Et quand on a la chance d’avoir Jackie Stewart comme guide éclairé, la visite devient privilège (lire l’interview ci-contre).

La Rolex Monterey Motorsport Reunion a lieu sur le fameux circuit Mazda Raceway Laguna Seca, avec un hot lap (tour de piste) en prime, histoire de ressentir dans ses tripes ce que prendre le fameux virage Corkscrew à 160 km/h veut dire. Et pour ­conclure, le Pebble Beach Concours d’Elegance sur le golf de Pebble Beach, point d’orgue de la semaine, où le gagnant est jugé non seulement sur la légitimité historique de son automobile, mais aussi sur ses mérites techniques et son style. Cette année, c’est Ferrari qui a joué la prima donna assoluta à Pebble Beach: tandis qu’une Ferrari 275 MM ayant appartenu à Ingrid Bergman remportait le «Best of Show» du concours, une 250 GTO Berlinetta de 1962 a été vendue par Bonhams pour 38 115 000 dollars, surpassant tous les records.