mÉtiers d’art

Le maki-e ou l’image semée

Cette technique de décoration qui signifie «image semée» consiste à dessiner un motif sur un objet de laque grâce à de la poudre métallique, généralement d’or ou d’argent

La laque utilisée est nommée urushi. Il s’agit d’une laque naturelle que l’on obtient en entaillant les arbres urushi que l’on trouve au Japon, en Corée, en Chine et en Asie du Sud-Est.

Cet art s’est épanoui à l’ère Heian (794-1185). Il était destiné à orner des inrô, de la vaisselle, des boîtes à correspondance et divers objets décoratifs.

Il existe plusieurs techniques de maki-e.

Hira maki-e. La plus simple, mais qui ne pardonne aucune erreur. Le motif est dessiné en saupoudrant de la poussière d’or ou d’argent sur la laque encore humide. Lorsque celle-ci est sèche, la surface avec le motif est polie.

Togidashi maki-e. Idem, mais avec une étape en plus: on ajoute plusieurs couches de poudre précieuse pour donner du volume au dessin.

Taka maki-e: une technique tridimensionnelle, où le peintre construit son motif en relief, couche après couche, avec de la laque ou de la poudre de charbon.

Shishiai Togidashi maki-e. Il s’agit de l’utilisation simultanée de plusieurs techniques, en deux ou en trois dimensions.

Pour décorer chacune des montres de ce troisième set de la collection Métiers d’art de Vacheron Constantin, Munenori Yamamoto a utilisé une dizaine de techniques par cadran.

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