Redevenir un des sept nains. Pas Prof, ni Timide, ni Atchoum. Pas Joyeux, surtout pas, quelle horreur et quelle imposture! Pas Dormeur non plus (j’écris cette chronique à une heure où les gens honnêtes et les non-procrastinateurs dorment). Non. Pour moi, Simplet, ça me paraît bien, ça me rabattrait le caquet. Redevenir un des sept nains et accomplir le rêve de tout enfant qui s’identifie à l’un des sept nains: être un adulte bien membré et pouvoir regarder sous les jupes de Blanche-Neige.

Au secours, avec un début de chronique pareil, je vais me faire déchirer par les mitouïstes! D’ailleurs, je ne sais pas trop ce que Marina Foïs penserait d’une telle introduction, elle qui est une des figures en vue de la lutte contre les inégalités de genre, elle qui a boycotté les derniers Césars. Mais enfin, je n’y peux rien si, chaque fois que je vois ou que j’entends Marina Foïs, j’ai l’impression que Blanche-Neige débarque dans ma vie, et la transforme en conte de fées sponsorisé par Disney. Que Marina Foïs apparaisse et le ciel genevois de devenir rose, et les pit-bulls de faire cuicui, et ma chronique de s’écrire comme par enchantement.