Bien-être

La méditation, secret de beauté de l’âme

Tour d’horizon d’une pratique anachronique, à rebours des valeurs contemporaines et qui remet l’âme à sa juste place, bien au-dessus des apparences

Pratique spirituelle ancestrale, la méditation a traversé les siècles pour s’enraciner dans le XXIe, déployant ses effets vertueux, de calme, de ­silence et d’intériorité. Tel un onguent protecteur apaisant notre psychisme bouillonnant d’interrogations existentielles universelles, sur fond de sollicitations numériques, de narcissisme ­incontrôlé et d’insécurité ambiante.

Méditer c’est d’abord contempler. L’intérieur de soi comme le monde qui nous entoure avec d’autres yeux que nos rétines ­ultra-sollicitées par des images en surimpression perpétuelle. Tels les mood boards alimentés par Pinterest, les infimes moments de vie exposés sur Facebook, les ­considérations minute sur Tweeter. Flot d’informations jusqu’à en perdre la raison et le sens de l’existence. La contemplation, arrêt sur image. Un peu à la manière d’un voyageur qui ne regarderait rien d’autre que le paysage défiler sous ses yeux. Un paysage qui ne se composerait pas de maisons et d’arbres mais de pensées et de sensations corporelles. D’impressions personnelles. De soi, pas de l’ego. Non des jugements de valeur mais des observations de nos émotions éprouvées, des productions de notre esprit. Une «pleine conscience» de soi et pour soi. Pourquoi? Et à quoi ça sert? Comment arriver à «ne rien faire» d’autre qu’être réceptif à soi-même pendant vingt minutes chaque jour?

Nous avons demandé à des experts de la «pleine conscience», laïcs ou religieux, de nous évoquer leur pratique, une discipline quotidienne qui leur est aussi vitale que boire ou manger. Et qui leur permet d’affronter l’existence en toute lucidité. La clé pour le bien-être de l’âme expurgée du brouhaha des préoccupations parasites et du brouillard des illusions.

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