Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Un fief perché au-dessus de la voie ferrée longeant la Côte d’Azur.
© Matteo Carassale/DR

Un jour, une idée

A Menton, le Mirazur fait danser la mer

Dans les Alpes-Maritimes, le chef argentin Mauro Colagreco tient un des meilleurs restaurants du monde

Son nom ne vous dit peut-être rien. Mauro Colagreco est pourtant en train de se faire une jolie place sous le soleil de la gastronomie mondiale. Deux étoiles au Guide Michelin et 17,5/20 au Gault & Millau, ce jeune chef argentin de 40 ans à peine collectionne les récompenses et les distinctions. Son restaurant le Mirazur à Menton vient de prendre la 4e place au classement du très controversé World’s Fifty Best Restaurants, devant les toques immenses d’Alain Passard et d’Alain Ducasse.

Dans son fief perché au-dessus de la voie ferrée longeant la Côte d’Azur par le bord de mer et à une vingtaine de minutes de Monaco, son plus proche voisin reste le poste-frontière italien. Au pied des collines, au sein d’une bâtisse des années 1930 posée au milieu d’une végétation luxuriante, la vue est à couper le souffle. A travers une longue baie vitrée circulaire, le restaurant embrasse la mer à perte de vue et épouse les reliefs de la ville.

Aussi innovateur que créatif, le style Colagreco détonne, étonne sans non plus en faire une tonne. Passionné de nature, le chef créait en 2010 son propre potager sur un terrain voisin de la maison familiale. Maïs et pommes de terre du Pérou, piment brésilien ou racines argentines: tout est ici cultivé sans engrais ni pesticides. Une trentaine de variétés de tomates jouent des coudes avec des choux, des betteraves roses, jaunes, blanches, des salades, des courges et toutes sortes d’herbes aromatiques. Au pied du restaurant, un jardin abrite citronniers, orangers, mandariniers et pamplemoussiers au milieu desquels poussent menthe, ciboulette, sauge, origan ou encore sarriette.

Pour autant, le Mirazur n’est pas un temple pour végétariens. Viandes, volailles et poissons ne sont pas en reste. Sur la carte, l’huître Gillardeau crème d’échalote s’accommode avec une déclinaison de poire williams. Suivie par une surprenante betterave cuite en croûte de sel, crème et caviar. Le tempo s’accélère avec l’arrivée du calamar de Bordighera et sa sauce bagna cauda, une anchoïade chaude. Un magnifique saint-pierre accompagné d’une sauce hollandaise à la réglisse et d’une purée d’ail noir l’escorte. Un pur ravissement qui s’achève avec le Naranjo en flor, dessert signature du chef. Un hommage au tango où le sorbet orange fait entrer crème de safran et espuma d’amandes dans la danse.


Mirazur, 30, av. Aristide-Briand, Menton (F), tél. 00334 92 41 86 86, lu-di 12h15-14h et 19h15-22h; critique complète sur Crazy 4 Food

Publicité
Publicité

La dernière vidéo lifestyle

Les secrets d'un dressing minimaliste

«Moins, c'est mieux», y compris dans sa garde-robe. En collaboration avec responsables.ch, la blogueuse et auteure de «Fashion mais pas victime» Mélanie Blanc vous donne ses conseils pour acheter modérément et rester branché.

Les secrets d'un dressing minimaliste

n/a