Pendant des décennies, on allait chez l’esthéticienne se faire percer les boutons et extraire les points noirs. Bain de vapeur, gommage, masque, sérum et crème étaient les promesses d’une mine plus belle, plus jeune en sortant. Le soin était axé sur une superposition de produits cosmétiques supposés traiter tous les problèmes et nourrir de l’intérieur. Plus extrêmes, les liftings et les injections tentaient celles qui étaient les plus décidées à rajeunir. Depuis deux ou trois ans, une nouvelle approche se glisse entre les pots de crème et les bistouris. Inspirée de techniques ancestrales, elle redonne toute la noblesse au geste en plaçant le massage au cœur du traitement.

Cette transformation du soin classique en institut vers un lifting manuel et mécanique réalisé par des «facialistes», soit des massothérapeutes (des esthéticiennes qui en font leur spécialisation), coïncide avec l’intérêt pour la cosmétique naturelle et le bien-être holistique. Aline Faucheur, basée à Paris, a été l’une des premières à faire éclore ce soin en France. «L’idée est d’aider les visages à maturer en beauté en utilisant des méthodes issues de médecines traditionnelles, comme le Kobido, d’inspiration japonaise, pour sublimer la peau, repulper le visage et activer la circulation énergétique dans tout le corps», explique-t-elle.