«J’ai paniqué.» Au moment de la découverte qui, vingt-cinq ans plus tard, lui vaudra le Prix Nobel de physique, voici ce qui s’est passé dans la tête de Didier Queloz: «J’ai pensé qu’il y avait un problème fondamental au niveau de l’instrument, et que j’étais bon pour mettre deux ans de travail de thèse à la poubelle.»

Automne 1994. Le jeune homme a 28 ans, et il est seul avec Elodie, à l’Observatoire de Haute-Provence, dans le Luberon. Elodie, c’est un tout nouveau spectrographe, une machine qui permet de mesurer, à travers un télescope, la vitesse à laquelle un objet lumineux se rapproche et s’éloigne de nous. La programmation et la mise en service d’Elodie étaient l’objet de thèse de Didier Queloz.