D’un point de vue chronologique, on peut diviser la faune de la mode en deux grands groupes distincts. D’un côté, il y a celles et ceux qui ont connu les grands défilés parisiens de la fin des années 1980. Pas d’iPhone, pas d’Instagram, pas d’influenceuses. Juste le plaisir d’assister à des spectacles délirants d’inventivité avec, aux commandes, de jeunes créateurs prêts à en découdre avec la sacro-sainte haute couture française.

De l’autre, il y a celles et ceux qui – comme l’autrice de ces lignes – sont né.e.s «trop tard» pour assister à tout cela: générations Y, Z, millennials, bref, toutes ces personnes à qui l’on rabâche à longueur de podium que «ah, on était tellement plus libres, plus audacieux, moins formatés, avant». Résultat, une nostalgie pour un passé jamais connu s’est esquissée dans nos cœurs, comme le sentiment d’avoir raté un rendez-vous avec l’histoire de la mode.