En septembre dernier, lors du défilé Marc Jacobs (collection printemps-été 2020) une troupe de mannequins légère et libre, aux looks opulents et fantasques, était venue à la rencontre des invités, plutôt surpris par cette ambiance festive et décomplexée. «Ce défilé est une célébration de la vie, de la joie, de l’égalité, de l’individualité, de l’optimisme, du bonheur, de l’indulgence, des rêves et d’un futur qui reste à écrire. […] Comme le veut la tradition, ce défilé est notre façon de rappeler la joie de s’habiller, notre amour pour la mode et pour les grands gestes d’expression débridée», pouvait-on lire dans la note d’intention, conçue comme un véritable petit traité de la joie.

Six mois plus tard, l’humeur chez Marc Jacobs n’est plus tout à fait la même… Dans l’immense salle du Park Avenue Armory, les invités, installés autour de petites tables de bistrot en bois comme dans un cabaret de l’époque de la Grande Dépression, ont certes assisté à un show énergique des danseurs de la compagnie Karole Armitage, mais les looks étaient beaucoup plus sobres qu’en septembre. Quelques extravagances ici et là, mais globalement beaucoup de sérieux – collants blancs, bermudas au pli cassé, tonalités pastel et fichu sur la tête.