C’est un détail qui ne se remarque pas à l’œil nu. Pour en prendre la mesure, il faut toucher, soupeser, comparer, dans le creux de la main ou au poignet. Et, surtout, ne pas se fier aux apparences. Ces montres au look robuste, grandes par leur diamètre, souvent tout aussi volumineuses, sont en réalité légères comme l’air et font mentir le rapport habituel poids-taille. Ces dernières années, quelques horlogers ont misé gros pour les délester de quelques grammes grâce aux matériaux techs et innovants. Plus dures, plus résistantes aux chocs et aux rayures, les montres flirtent aujourd’hui avec les superlatifs de la légèreté. Particulièrement quand elles sont destinées à accompagner les plongeurs, athlètes, golfeurs ou tennismen dans leurs activités. Il y a tout juste dix ans, Rafael Nadal remportait Roland Garros avec un petit bijou en carbone signé Richard Mille bouclé à son poignet. Cette montre affichait à peine 19 grammes. De quoi la propulser pour quelques années, comme son désinvolte ambassadeur, sur la première marche du podium.

Pour les athlètes

Sur terre battue, sur le green, à mille lieues sous les mers, ou accessoirement dans les rues trépidantes d’une ville, l’objectif est clair: perdre du poids pour gagner en confort. Dans ce domaine, la recherche bat toujours son plein. Les ingénieurs de Richard Mille doivent certainement avoir le sommeil léger tant les innovations s’enchaînent dans les ateliers de cet infatigable material boy. Carbone, graphène et titane se déploient sur des boîtiers aussi futuristes esthétiquement que techniquement innovants. Pour s’assurer la légèreté d’une plume, le modèle tourbillon RM 27-01 de Rafael Nadal s’appuyait alors sur un boîtier composé de nanotubes de carbone à très faible densité et un mouvement en titane et Lital, un alliage utilisé notamment dans l’aérospatiale ou la fabrication de formule 1. Deux sources d’inspiration pour l’horloger qui, cette année encore, vise dans le mille avec la nouvelle RM 11-05 automatique chronographe flyback. Pour assurer toute la légèreté requise au colossal boîtier de 50,00 x 42,60 mm, le choix s’est porté sur une association de carbone TPT pour la carrure, de titane grade 5 pour le fond et de Cermet gris pour la lunette. Cet alliage – déjà connu dans les domaines de la protection balistique, de la production de fuselage dans l’aérospatiale et de freins de véhicules de compétition – associe la légèreté du titane et la dureté de la céramique. Pour quelques grammes de moins, même la platine et les ponts du mouvement sont en titane.