Ambiance solennelle en diffusion mondiale. Le 20 janvier, sur les marches du Capitole à Washington. Joe Biden se prépare à prêter serment pour devenir le 46e président des Etats-Unis. Il lève la main droite, pose la gauche sur une épaisse bible tenue par son épouse Jill. De sa manche dépassent quelques mailles d’un bracelet en acier. Il ne s’en doute pas encore, mais le nouvel occupant de la Maison-Blanche vient de déclencher son premier «scandale».

Deux jours plus tard, le New York Times publie un article dont le titre qualifie Joe Biden de «fanatique de montres». Le journaliste Alex Williams y écrit que, lors de son investiture, le président portait une Rolex Datejust vendue 7300 francs: «Ce modèle est loin des montres de M. Tout-le-Monde que tous les présidents, à l’exception de Trump, ont portées de manière visible au cours des dernières décennies. A l’heure d’internet, précise-t-il, la plupart des hommes politiques semblent considérer la montre de luxe comme le symbole d’un élitisme hors du commun.» Il n’en faut pas plus pour que les réseaux sociaux et les médias s’enflamment pour débattre du choix de Joe Biden. Mais aussi pour se demander si ce sujet mérite un tel pataquès.