Elles ont tout d’un bijou mais n’en portent pas le nom. Elles en ont l’allure, elles en déroulent les codes, la grâce et le scintillement. Mais elles affichent ce petit truc en plus qui les distingue: un cadran, des aiguilles et le temps qui passe. Plus qu’un détail, l’affichage du temps conditionne la création de ces montres qui s’accrochent au poignet comme des bracelets de haute joaillerie. «On ne crée pas un bijou comme une montre, souligne la coprésidente de Chopard, Caroline Scheufele. En joaillerie, vous partez d’une page blanche, l’esthétique passe avant la fonctionnalité, la créativité peut s’exprimer librement. En horlogerie, vous êtes voué à dessiner autour d’un mouvement, à l’habiller.»

Draper un mouvement de mille et une pierres précieuses et s’extraire des contraintes techniques qu’implique l’affichage du temps est un exercice complexe que quelques maisons maîtrisent avec virtuosité. Réputées pour leur savoir-faire dans les deux domaines, joaillier et horloger, elles créent chaque année des pièces uniques ou de très petites séries limitées. Des montres pour fouler le tapis rouge, à la confluence de l’exceptionnel et du merveilleux.