Sur les réseaux sociaux, les groupes de discussion se multiplient et les hashtags bourgeonnent: #womenandwatches, #womeninwatches, #genderlesswatches… Sur la Toile, pas de langage fleuri mais plutôt un appel clair aux marques horlogères qui s’évertuent à fragmenter leur offre et leur communication en deux segments bien distincts: d’un côté, la montre masculine et ses belles complications mécaniques logées dans des boîtiers robustes aux diamètres généreux; de l’autre, des petits modèles pensés pour les poignets dits délicats, souvent ornés de diamants. Deux poids deux mesures, parfois jusqu’à la caricature, qui pourraient bien changer avec la fluidification des genres et l’arrivée de collections unisexes ou de modèles estampillés no gender.