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Le vin du mois

Nebbiolo 2012, Tenuta Vitivinicola Trapletti

Le nebbiolo d’Enrico Trapletti fait partie des pépites retenues par l’association Mémoire des vins suisses

C’est un vin unique, une curiosité qui vous met les papilles en joie. Le nebbiolo d’Enrico Trapletti fait partie des pépites retenues par l’association Mémoire des vins suisses (MDVS), qui a tenu sa réunion annuelle cette fin de semaine à Genève. Le millésime 2012, présenté lors de la dégustation d’arrivage, mercredi soir, démontre tout le potentiel du cépage sur le sol argilo-calcaire du Mendrisiotto. Il confirme aussi le talent d’Enrico Trapletti, ancien conducteur de locomotive devenu vigneron par passion il y a un peu plus de dix ans.

Un personnage, Trapletti. Dès 1992, le natif de Coldrerio a vinifié dans la ferme familiale de petites quantités de raisins cultivés par son père, fournisseur de la coopérative locale. Forte tête jamais découragée par l’échec – et il y en a eu –, l’autodidacte tessinois a fini par trouver sa méthode et son style. Le succès n’a pas tardé. Lors du Grand Prix du vin suisse 2004, il a remporté à la surprise générale le titre de meilleur vin rouge élevé en barrique avec son merlot Culdrée 2000.

Enrico Trapeltti a réalisé un autre coup de maître en plantant du nebbiolo, en 2001. Un choix fait pour se démarquer de la concurrence, mais aussi pour effectuer un retour aux sources comme il le raconte avec sa voix grave: «Il y a longtemps eu du nebbiolo au Tessin, mais il a été supplanté par le merlot, plus simple à cultiver, au XIXe siècle.» Séduit par l’élégance du cépage emblématique du Piémont voisin, le vigneron en a progressivement replanté. Le nebbiolo recouvre aujourd’hui 1,5 hectare sur les 11 du domaine. Il en replantera encore en 2017 pour pouvoir augmenter sa production du nebbiolo pur (3000 bouteilles par an aujourd’hui), de l’assemblage Nabumba et d’un effervescent 100% nebbiolo.

Le nebbiolo 2012 d’Enrico Trapletti ne se livre pas tout de suite. Il exhale d’abord des arômes de cumin, de goudron et de fumée froide puis, après aération, de framboise et de violette. La bouche est délicate, encore très jeune, marquée par l’acidité tranchante du cépage. Il donne toute sa mesure après un passage en carafe, avec une magnifique matière et des arômes de prune et de réglisse. Un vin à oublier quelques années en cave. Il accompagnera à merveille un risotto ou un jarret de porc braisé.

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