Hier, nos visages étaient des masques. Désormais, les masques sont nos visages.

Hier encore, nos visages sortaient nus, et nous cherchions à débusquer leur vérité derrière les masques sociaux, les mimiques dictées par les convenances, les jeux de l’hypocrisie, les attitudes contrefaites ou apprises, le théâtre des bienséances, la grande comédie du mensonge. Désormais, virus oblige, nous avançons masqués. Et il faut bien essayer de déchiffrer, sous les masques «covidiens», les expressions des passants que nous croisons, leurs figures, leurs sentiments, les visages nus. D’où qu’on le regarde ou qu’on le traverse, le monde n’est toujours qu’un théâtre, merci Shakespeare.