«Dans la mesure où elle nous signale la présence d’un danger, la peur a un rôle à jouer. Il faut donc lui reconnaître sa valeur et ne pas s’en détourner. Pour autant que la dangerosité perçue soit réelle. Lorsque ce n’est pas le cas, on tombe alors dans l’anxiété. Si la peur contribue à la survie en nous poussant à nous mettre en sécurité, l’anxiété, au contraire, nous inhibe et peut nous empêcher de vivre normalement.

Quelles sont les caractéristiques de ces peurs handicapantes? Elles résultent d’une perception erronée de la dangerosité d’une situation. Ceux qui les subissent perdent toute forme d’objectivité: ils ne pensent qu’au pire de ce qui pourrait arriver, plutôt qu’aux ressources à disposition ou aux souvenirs de réussite. Ils augmentent l’importance du danger et y associent de fausses croyances. Par exemple, quelqu’un qui a peur de s’exprimer en public focalisera son attention sur les gens qui ont l’air ennuyés plutôt que ceux qui opinent de la tête. Il se concentrera davantage sur la peur du jugement et du rejet que sur ce qu’il veut transmettre à l’auditoire.