Un jour, une idée

Nouveaux rugissements culinaires au Lion d’or carougeois

Le plus vieux bistrot de la cité sarde a changé de propriétaire et de nom. Le chef, Benjamin Ansart, y sert une cuisine bourgeoise, goûteuse, généreuse et gourmande

Le Bistrot Laz Nillo a quitté ses pénates des Acacias. Le voici désormais installé à Carouge, à la place de l’illustre Lion d’or. Pour le nom, Stéphane Raynaud, le patron, a fait un mash-up, comme en musique. Il a mixé les deux appellations pour arriver au Bistrot – Le Lion d’or. «Une manière de rendre ainsi honneur au plus vieux troquet de Carouge.»

A l’intérieur, la salle principale est spacieuse, lumineuse et correspond en tout point à l’atmosphère de qualité, convivialité, générosité et authenticité des lieux. «Nous n’avons pas cherché à augmenter le nombre de couverts. Ce n’est pas une révolution, c’est une évolution», poursuit Stéphane Raynaud.

Le baby-foot est toujours là

Que les habitués se rassurent: le baby-foot est toujours là, judicieusement posé pile au cœur de la cave à vins, invitation à de futurs apéros âprement disputés. «Ce qui se passe autour du baby reste autour du baby», plaisante le restaurateur qui a aussi installé une table d’hôtes au fond de la salle. Ce qui met les clients en contact direct avec la cuisine de Benjamin Ansart. «Je propose quelques suggestions hors carte, explique le chef. Cela me permet de m’exprimer davantage et donne un petit côté exclusif et privatif.»

Impossible non plus de passer à côté de la salle voûtée du sous-sol. Laquelle a été réaménagée afin d’accueillir les grandes tablées de gourmands. «L’idée est de faire un menu convivial composé autour du partage.» La cocotte est au centre du programme avec des mets «compotés», en cuisson lente, tels que les épaules d’agneau caramélisées, les joues de cochon ou encore le traditionnel parmentier.

Topinambours et potimarrons

Une nouvelle carte de mets est proposée toutes les cinq semaines, au gré des saisons, privilégiant les produits locaux. Benjamin Ansart et sa brigade font dans l’exquis avec l’œuf de cane comme «une truffe» et crème de topinambours, le foie gras de canard et féra fumée, la volaille Miéral aux salsifis, potimarrons et châtaignes. Sans oublier la poitrine de cochon confite douze heures avec ses légumes d’antan.

Le Bistrot – Le Lion d’or, 53-55, rue Ancienne, Carouge (GE), tél. 022 342 34 34, lu-sa 11h30-14h30 et 19h30-21h30, leliondor.lebistrot.ch

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