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La nouvelle vague de la HEAD: Chloé Brulhart

Quatre designers de la section Mode de la HEAD à Genève nous parlent de leur collection 5 – automne-hiver 2015 – qui marque la findu premier semestre de leur dernière année d’études.Talents à suivre

«Les âmes dévorantes»

La jeune designer s’intéresse à la mode en tant qu’interface collaborative. «C’est un métier dans lequel on est amené à travailler avec différentes personnes d’univers créatifs divers, qu’il s’agisse de graphistes ou de photographes par exemple, explique-t-elle. Pour moi, c’est un point essentiel. J’ai aussi choisi cette formation, car je trouve fascinant tous les aspects sociologiques relatifs au vêtement et au corps.»

Une fascination qu’on retrouve dans ses créations. «Ce qui me plaît particulièrement c’est la phase de recherche. Comment on habille le corps par des volumes, l’expérimentation des formes, des matières et des couleurs, l’étude des détails du vêtement.»

L’étudiante a d’abord suivi des études d’art avant de bifurquer vers le design de mode. Ses créations sont empreintes de cet intérêt premier. «Le point de départ de ma collection 5 consistait en un collage de l’illustrateur Jean Lecointre, qui représente une femme, les jambes écartées avec un paysage de montagne sortant de son entrejambe. On ne sait pas qui, de la femme ou des reliefs, dévore l’autre.» A cette image forte sont venus s’ajouter d’autres éléments comme une vidéo de l’artiste Martial Raysse, ses propres dessins, des gros pulls et une veste militaire de seconde main, ces pièces de vêtements servant de référence aux formes et modèles de la collection. «L’histoire de cette ligne c’est celle d’un groupe d’hommes qui possèdent une icône féminine. Ils aiment et vénèrent tellement fort cette femme qu’ils vont finir par la dévorer.»

Le travail de Chloé Brulhart met en scène un univers masculin teinté de féminin. «Sans qu’il s’agisse pour autant d’androgynie, mais plutôt de la recherche et de l’acceptation par les hommes de leur part de féminité. Une féminité qui s’exprime par exemple par le raffinement de certains détails, le choix des matières ou l’association de certaines couleurs.» Une thématique qu’aborde une fois encore la designer dans sa collection de fin d’études. «J’analyse ce qu’est la virilité et comment elle se traduit dans l’apparence. Aujourd’hui, on assiste à une redéfinition de la masculinité qui s’observe notamment dans la mode. Dans mes pièces, je travaille à ces changements de codes. Ma collection représente ma vision d’une nouvelle icône masculine, sensuelle et sensible.»

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