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Emilio Pucci

Style

Sous la paille

A ruban multicolore, à plumes, ou à pompons, le néopanama nous promet un été à l’élégance ombragée

Frais comme une ombre, léger comme la brise, le chapeau de paille est l’accessoire indispensable pour nous protéger des ardeurs de l’été. Coiffe du peuple dans l’Europe du Moyen Age, il devient une marque d’élégance dès le XVIe siècle en Italie, tandis que les Françaises aisées l’adoptent dès le XIXe en tant que signe extérieur de richesse. Autre époque, autre chapeau de paille.

Aujourd’hui, de Cannes à Roland-Garros, les stars et autres VIP ne jurent que par le panama, ce couvre-chef en feuilles de palme (et non en paille de blé) que Theodore Roosevelt arborait déjà en 1906 lors de l’inauguration du canal du même nom. La version blanc immaculé à ruban de soie noire – un classique – accompagne volontiers le déjeuner des oisifs à l’arrière d’un Riva ou un apéritif sur une colline toscane. Depuis quelques saisons, ce chapeau tissé à la main en Equateur (si, si) fait des émules dans l’univers du luxe et le nom «panama» est devenu si courant qu’il désigne aussi les autres types de chapeaux de paille.

Si certains créateurs se contentent de détourner la couleur et la texture du ruban (rose pâle chez Maison Michel, rouge et vert en trompe-l’œil chez Gucci, à plumes chez Eugenia Kim, tissu multicolore chez Emilio Pucci), le panama ethno-latino-bobo reste sans conteste le hit du moment. Pensez pompons aux tons tropicaux (le canotier de Natasha Zinko) et paille à motifs tribaux (Valdez). La championne en la matière s’appelle Yosuzi Sylvester, fondatrice de la marque anglaise Yosuzi. Elégants, ludiques, ses galurins multicolores aux accents ethniques font partie des accessoires que s’arrachent les rédactrices de mode comme la truculente Anna Dello Russo, styliste chez Vogue Japon.

Sur les sites d’e-commerce de luxe comme Net-à-porter ou Matches Fashion, les quelques modèles disponibles sont d’ailleurs régulièrement en rupture de stock. Cerise sur le Yosuzi, ce succès commercial s’accompagne d’un storytelling néohippie très tendance: ancienne publicitaire, la créatrice a en effet décidé de lancer sa marque après un voyage dans le désert Guajira (Venezuela), qui lui a permis de rencontrer les Woma, des artisans qui se transmettent depuis toujours l’art de tresser des chapeaux dans la paille de palmier Iraka. De quoi marcher la tête haute.

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