élégance française

Panache, casoar, et gants blancs

Le style français puise une partie de ses origines dans la geste martiale de l’Hexagone

Si l’élégance était un combat, les Français auraient plusieurs faits d’armes à faire valoir. Le style français puise en tout cas une partie de ses origines dans la geste martiale de l’Hexagone. Et déjà sur les champs de bataille, il s’accompagnait d’une posture: le panache, à la fois le signe distinctif porté par un chef militaire et la bravoure, aussi spectaculaire qu’héroïque.

Le roi Henri IV en campagne partait à l’assaut le premier avec son écharpe blanche en sautoir. Cet emblème des armées royales, qui disait aussi son grade militaire, le désignait comme cible privilégiée. Un honneur que l’on n’abdique pas, dira plus tard Cyrano.

Et ce sont les Saint-Cyriens, les élèves officiers de l’armée de terre, qui immortaliseront durant la Grande Guerre ce paraître guerrier. En juillet 1914, à sa sortie d’école, le sous-lieutenant Jean Allard-Méeus fera avec d’autres le «serment de 14», une promesse de combattre en tenue d’apparat, le Grand Uniforme de Saint-Cyr. C’est donc en casoar (plumet rouge et blanc qui orne le shako) et gants blancs que l’officier sera tué au front, à la tête de sa section.

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