Il en va de la quête d’un (beau) parfum comme de celle d’un (bon) vin. On le fait pour soi. Parfois pour un(e) autre. Le plus souvent en vitesse dans un grand magasin, où les flacons aux jus industriels – et les bouteilles, du reste, juste un peu plus loin – s’alignent sur des rayonnages sans âme. On devrait pourtant prendre le temps, celui qui permet la réflexion, éveille les sens et transforme la tâche en plaisir.

Autant les cavistes refleurissent à chaque coin de quartier depuis belle lurette, autant les vraies parfumeries semblent appartenir au passé. Rien à voir, bien sûr, avec celles dont les enseignes lumineuses enlaidissent les rues et les vitrines annoncent fièrement des rabais exceptionnels. Non, un antre dans lequel la promesse d’un voyage olfactif authentique n’aurait pas déserté.

Pousser la porte du 38, Grand-Rue, en vieille ville de Genève, c’est tout à la fois remonter le temps et voyager. Ce boudoir né il y a tout juste dix ans propose des produits confidentiels dans leur distribution, réalisés par de véritables artisans créateurs. Ici, pas de marques qui encombrent les pages des magazines. Pas davantage de lignes de produits savamment déclinées par des spécialistes du marketing.

Un univers fascinant, une écoute attentive et un conseil avisé. Voilà ce qui attend le badaud chez Théodora. Pour qu’il trace son propre chemin dans un monde d’une richesse inouïe, déroutante pour le néophyte. Car si le parfum relève d’un choix éminemment personnel, ses effluves dévoilent aux narines de tous une intimité toute relative.

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