Un jour, une idée

Petit Marché, une seconde vie pour les habits d’enfants

Une application genevoise met en relation parents vendeurs et acheteurs, favorise la seconde main et veut lutter contre le gaspillage vestimentaire

Quatre millions de tonnes. C’est la vertigineuse quantité de textiles qui finissent chaque année dans nos ordures, en Europe. Dans le tas, un triste ballet de t-shirts trop grands, de vestes trop étroites, de chaussettes trop serrées et de doudous tombés en disgrâce. Bref, tous ces objets dont le destin est scellé par cette fatale vérité: votre enfant grandit.

Pour lutter contre ce gaspillage vestimentaire et épargner un peu les budgets malmenés, l’application Petit Marché propose un millier d’articles de seconde main, vendus par des particuliers: des vêtements pour enfants, principalement, mais aussi des poussettes, des rehausseurs de sièges, des jouets ou encore des livres.

Inspiré du Danemark

Exclusive à Genève, où elle a été lancée en février 2019, la plateforme a été imaginée par l’entrepreneuse Anna de Chabaneix. Danoise, installée en Suisse depuis quelques années, elle s’est inspirée de sa terre natale, où la culture de la seconde main est plus répandue. «J’ai moi-même deux enfants. Avant, je stockais leurs vieux vêtements dans une grosse valise et je les revendais lorsque je retournais au Danemark, ce n’était pas logique!» raconte-t-elle. Et d’ajouter que la question climatique invite à ce genre d’initiatives: «Les gens s’en emparent dans leur vie de tous les jours, réfléchissent à leur consommation.»

Elle propose aussi un service de conciergerie pour ceux qui voudraient vite être débarrassés. Seule exigence: des produits en bon état, bien sûr, et des photos de qualité. Gare aux flous et aux éclairages suspects. Unique salariée de sa start-up, Anna de Chabaneix contrôle elle-même les annonces et refuse celles qui ne respectent pas cette charte. «Ce n’est pas parce que c’est de l’occasion que ça ne doit pas donner envie», justifie-t-elle.

Lire aussi: La destruction, grand tabou de l’industrie du luxe

Après Genève, Petit Marché lorgne Lausanne et, à long terme, envisage Paris. En attendant, la start-up propose plusieurs fois dans l’année des boutiques éphémères, pour se faire connaître du plus grand nombre.


Petit Marché, application disponible seulement sur Apple Store.

Publicité