Culte

Philippe Starck, rêveur de vie

Le designer vedette nous a reçu au sein de ses bureaux pour une discussion qui s’aventure dans ses convictions et ses aspirations. Il parle de sa jeunesse, tout comme du futur qu’il s’acharne à transformer

Qui n’a jamais croisé le chemin d’un fauteuil Louis Ghost? Philippe Starck est un designer, le designer que tout un chacun a sur le bout des lèvres lorsqu’on lui demande de citer un nom. Et pourtant il n’était pas le matheux acharné derrière sa calculette, au contraire, l’école buissonnière était son dada et le banc du bois le voyait plus souvent que celui de sa salle de classe. Son parcours atypique et ses racines ont forgé l’enfant un peu pataud, puis l’homme fascinant qu’il est aujourd’hui. Il sait ce qu’il fait, et pourquoi il le fait, il veut donner à voir sa vision à d’autres, l’égoïsme le met hors de lui et la production en série est son moyen de partage. Militant contre toute forme de croyance, il voue tout de même un culte à l’immatériel, certains diraient que c’est le comble pour un créateur de matière. Lui s’en sent allégé, et privilégie l’humain à l’objet. Philippe Starck parle sans filtre, et dévoile sa vision intime d’un monde changeant dans lequel il a un grand rôle à tenir.

Le Temps: Pourriez-vous raconter vos débuts, lorsque vous aviez 16 ans et que vous étiez passionné par le dessin?
Philippe Starck: Ce n’est pas exactement ça, il y a des gens qui gardent un souvenir merveilleux de leur enfance, moi non. Dans mon cas, l’enfance était un trou noir, de l’ombre, du désespoir, de la grande solitude et, pour des raisons que j’ignore, cela venait principalement d’un… d’un manque d’adaptation à la société, et donc d’un accès à la société pour un enfant par l’école. J’ai vécu toute ma jeunesse totalement isolé, sans aucun contact avec personne. Je ne suis jamais allé à l’école, je la fuyais, mais la police me ramenait régulièrement après m’avoir trouvé dans les bois où je me cachais. Le directeur me donnait une énorme baffe, je restais 24 heures avant de repartir. Et dans les bois, l’hiver, sur un banc, quand il neigeait, qu’il pleuvait et qu’il faisait froid, ce n’était vraiment pas drôle. Je me demande même comment j’ai pu supporter cela. Puis vers mes 16 ou 17 ans, j’ai cessé de fuir à l’extérieur. Je suis resté dans ma chambre et je n’en suis pas sorti pendant des années. Je n’avais aucun meuble, je couchais dans un coin. Jusqu’à ce que je réalise que cela ne pouvait pas durer et que je devais reprendre contact avec la réalité, avec les mondes extérieurs. Mon seul exemple était mon père, un grand ingénieur aéronautique, un inventeur qui avait sa propre compagnie aérienne. Un jour où je me rendais au cinéma seul, j’ai assisté à la projection de L’Homme invisible. Cet homme était invisible pendant tout le film, sauf quand il s’entourait de bandelettes. Je me suis dit que pour redevenir visible, il fallait que moi aussi je porte des bandelettes. Le seul moyen de les mettre était de les fabriquer, c’est à ce moment-là que j’ai commencé à créer. Comme mon propos était totalement solitaire, il était complètement différent. Quand je parlais aux gens, ils me regardaient bizarrement, m’appelant le curé ou l’avocat, car je n’avais pas un langage de jeune, j’étais extrêmement réservé avec un vocabulaire bien meilleur qu’aujourd’hui. Je n’étais pas drôle, mais très gentil, poli, bien élevé et habillé, mais complètement ailleurs.

– Et plus tard?
– Après, j’ai eu un ou deux amis un peu plus vieux et on prenait beaucoup de drogues. Un jour, nous nous sommes composé un cocktail de LSD, amphétamines et de je-ne-sais-plus-quoi et nous sommes partis en week-end. A ce moment-là, j’ai commencé à dessiner. Et comme j’étais un jeune un peu idiot malgré tout, j’ai commencé à dessiner des voitures de course, probablement car j’appartenais à une famille issue de l’automobile et de l’aéronautique. Quand les effets se sont estompés, je me suis aperçu que je n’avais pas dessiné des voitures, mais des sièges complètement révolutionnaires avec des technologies automobiles. A l’époque, je ne connaissais rien du tout aux meubles, cela ne m’intéressait pas car je n’en avais jamais possédé, même pas un lit, ou une table. Je me suis alors dit qu’il y avait quelque chose de nouveau à inventer, quelque chose qui ne pouvait pas se trouver dans les magasins de meubles que je voyais à l’époque, et qui n’étaient pas du même millénaire.

– Jusqu’à la rencontre avec Pierre Cardin…
– Oui. A l’époque, c’était un homme très à la mode, le visionnaire, l’homme moderne. Je me disais que mes meubles devaient être vendus comme les vêtements de Pierre Cardin. J’ai donc réussi, au bout d’un an, à obtenir un rendez-vous avec lui. J’y suis allé, en faisant l’effort de bien m’habiller, avec une présentation que je répétais depuis plusieurs jours. Il a été stupéfait et m’a dit «vous êtes engagé». Je me suis retrouvé à 18 ans, avec un bureau place Beauvau, en charge du mobilier Pierre Cardin. Hélas, très rapidement, je me suis aperçu que nous n’étions pas du tout sur la même longueur d’onde. Lui était un capitaliste élitiste et moi un communiste. Je voulais donner aux gens un million de meubles à 1 euro et lui voulait faire un seul meuble à 1 million d’euros. Nous ne pouvions pas nous entendre, alors je suis parti. J’ai commencé à créer mes premiers objets gonflables, que j’ai beaucoup améliorés ensuite… petit à petit, en total autodidacte. J’étais toujours terrorisé à l’idée de montrer mes créations aux éditeurs, mais finalement les gens m’aimaient bien. Ils trouvaient que j’étais quelqu’un de sympathique, avec beaucoup d’idées, même si, selon eux, mon travail ne marcherait jamais. Je me disais qu’ils devaient avoir raison, néanmoins j’ai toujours pensé que l’avenir ne pouvait avoir un autre visage.

– Un autre visage que le design?
– Oui. J’ai donc continué parce que je ne savais rien faire d’autre jusqu’au jour où je n’ai plus eu de sous, pas même pour manger. Et à ce moment-là, un créateur de mode que j’avais rencontré par hasard… Hasard incroyable, alors que j’allais lui vendre mes modèles, je suis passé devant le premier magasin de design à Paris, rue du Renard. Un homme italien me vit alors regarder la vitrine, il s’appelait Arturo Del Punta Cristiani, un nom extraordinaire pour un garçon charmant. Intrigué par mon allure de jeune clochard, il m’a demandé ce que je faisais. Je lui ai répondu que je voulais faire du design, mais que mes premiers modèles n’ayant pas eu beaucoup de succès, je m’apprêtais à les vendre pour pouvoir manger. Il m’a demandé de les lui montrer, je me suis exécuté. «Savez-vous que vous êtes le plus grand designer du monde?» m’a-t-il alors lancé. Je lui ai répondu que non, que je ne le croyais pas et j’ai pensé qu’il se moquait de moi. Il m’a conseillé de les lui laisser quelque temps. Il est parti, puis est revenu deux semaines plus tard me faire signer des contrats chez tous les grands éditeurs italiens.

– Le hasard joue un grand rôle dans la vie, vous ne pensez pas?
– Certainement! Mais il faut l’entendre. C’est comme cela que j’ai commencé et que je suis devenu la personne que je suis aujourd’hui. A l’époque, même si je travaillais pour de grands night-clubs, je n’étais pas payé. Ayant été élevé par les curés, j’ai toujours considéré l’argent comme quelque chose de dégoûtant. L’idée de me faire payer n’était pas acceptable. Aussi, je ne pouvais pas toujours me nourrir, alors que je réalisais déjà les endroits les plus à la mode à Paris et qui eux faisaient fortune. Je ne pouvais même pas y rentrer, c’était très étrange. J’ai eu une jeunesse extrêmement dure. Je n’ai pas eu d’accident, je n’ai pas été blessé ou maltraité, mais j’étais seul avec moi-même. Dans mon état de détresse, beaucoup de personnes auraient flanché, allant jusqu’au suicide. Mais paradoxalement, j’ai décidé de me construire. Je suis incapable d’apprendre, je ne comprends jamais quand on m’explique, je me suis entièrement construit par mes choix et par mes expériences. Cela fait une différence fondamentale dans mon travail, car si mes créations paraissent parfois fantaisistes, elles sont en réalité à l’opposé. Chez moi, tout est construit, tout est structuré. A l’époque, les designers étaient tous Italiens, j’ai dû m’inventer en designer français. En fait, j’ai restructuré tout le métier pour qu’il corresponde avec ce que je savais faire. Beaucoup de gens, les vieux du métier, disent «qu’il y a eu le design avant et après Starck», puisque après plus rien n’a jamais été pareil. En bien ou en mal, sûrement un peu des deux.

– Toutes vos créations ont un fil conducteur…
– Je n’ai jamais fait l’exercice de «pyramidaliser» la chose, mais il y a des atouts forts dès le début, comme la profession d’ingénieur de mon père ou le panache grand bourgeois, élégant et décalé de ma mère. Je suis déjà un peu un mélange de tout cela: un créateur ingénieur décalé et avec du panache. Il y a également le peu d’acquis tirés de mon éducation religieuse. Je ne suis pas croyant, je suis même militant contre toute forme de croyance. Néanmoins j’ai su y trouver des principes de vie, de rigueur, de partage et surtout une élévation d’esprit et de réflexion sans pour autant croire en Dieu. Puis, la solitude m’a amené à toujours travailler seul, ce qui me permet de garder une certaine originalité de production puisque je ne regarde pas ce que font les autres.

– C’est donc un ensemble?
– Oui: la créativité, le panache, une forme de poésie, la structure religieuse, même la symbolique religieuse et le travail solitaire. J’ai été élevé suivant le credo «la créativité et la technologie sauveront le monde». Mais finalement, chez moi, cette créativité n’est pas un choix, c’est une évidence. J’ai toujours regardé vers le progrès, vers le futur. Je n’ai jamais eu d’intérêt pour le passé. Parfois, certes, j’ai jeté quelques coups d’œil en arrière, mais toujours afin de mieux comprendre le présent et d’envisager le futur. Je vivais dans une relativité einsteinienne, où rien n’existe réellement, où les choses les plus impalpables comme le temps sont étrangement également les plus quantifiables. La seule chose que je quantifie c’est l’amour, car nous vivons dedans, c’est la seule chose qui existe: l’amour passionné. C’est un terrain extraordinairement fatigant puisqu’il est mobile, volubile et jamais fixe. C’est terrible de vivre dans rien, mais cela permet d’être totalement allégé et de déployer une extraordinaire fluidité de pensée.
Aujourd’hui, tout le monde est designer, tout le monde crée des collections en «série limitée», tout le monde est élitiste. Il y a même des créateurs de mode qui disent que la mode est élitiste…C’est une honte, l’élitisme, la série limitée, la rareté, c’est un mépris, un égoïsme, mais c’est surtout extraordinairement vulgaire. Et ces personnes se croient chics, alors qu’elles créent de l’extrême vulgarité. Dans un monde moderne, la vraie élégance est la multiplication. Si on a le bonheur et la chance d’être visité par une bonne idée, on a le devoir de la partager. C’est une honte de ne pas le faire… Alors il est vrai que ce n’est pas facile de concevoir des millions d’objets à 1 euro, cela demande des années de travail, de rigueur et de technologie. Il faut avoir le cerveau bien fait, parfaitement structuré. Ce que je continue de faire avec les meubles en plastique, personne d’autre dans le monde ne sait le faire, je le dois sans doute à mes acquis aéronautiques.

– Chaque objet que vous dessinez a un prénom, est-ce une touche d’humour?
– Il y a un peu de ça, mais à vrai dire c’était venu il y a très longtemps de l’idée que puisque chaque chose autour de nous a une influence, autant que cette influence soit aimable. Au sens propre du terme, que l’on puisse l’aimer. C’est plus facile d’aimer quelque chose de vivant, et les choses vivantes ont généralement des noms. Si nous donnions dès le début des noms à nos objets, nous pourrions mieux les comprendre et mieux organiser notre relation avec eux. Et puisqu’il faut choisir des noms, autant qu’ils soient drôles. L’humour est structurel chez moi. Mon père ne disait jamais rien de sérieux, il ne disait que des bêtises très drôles. Un humour quasiment surréaliste dont j’ai hérité.

– C’est une sorte de nihilisme?
– Non, car je ne nie pas l’existence des choses, mais je pense que leur aspect matériel n’est pas vrai. Ce n’est qu’une question d’atomes, donc je ne suis pas nihiliste. J’ai simplement une vision aux rayons X de la réalité, des choses chimiques, physiques, électriques qui prouvent que rien n’existe. Comme entre rêve et réalité. D’ailleurs, la nuit est un moment fondamental pour moi. Souvent quand je me couche, je dis à ma femme Jasmine que je vais au travail. Quand je m’endors, je rentre dans ma vraie vie. Au fil des années, j’ai constaté que mes rêves sont tellement plus intéressants que ce que les journées m’apportent à vivre ou à voir. Je vis des existences incroyables dans mes rêves, et qui m’épuisent. Avec le temps, je finis par me demander quelles preuves nous avions réellement pour croire que la vraie vie était celle que nous vivions le jour. Pourquoi ne serait-ce pas celle que nous vivons chaque nuit? Et aujourd’hui, rien ne me le prouve puisque la vie du jour correspond à la matière en laquelle je ne crois pas, tandis que la vie de la nuit nous invite dans l’immatériel auquel je crois.

– Une curiosité philosophique, au fond…
– Je m’intéresse beaucoup aux fondamentaux et à leur déchiffrement. Les grands changements invisibles me passionnent également. Il y a un chercheur français qui a dit que l’on peut repérer les grandes révolutions au fait qu’elles sont toujours invisibles. Et moi, il y a une grande révolution qui m’apparaît, que j’ai réalisé dans le livre d’un auteur suédois qui s’intitule Scène de chasse en blanc, dont je recommande la lecture. L’intérêt majeur du livre réside dans le changement de morale. En Occident, notre morale est relativement binaire, nous savons ce qui est bien et ce qui est mal. Nous pensons que cet acquis est définitif, mais je ne le crois pas. Je pense que la grande révolution future sera un changement structurel de la morale. Nous en voyons déjà les prémices, pas uniquement au sujet de la sexualité, même si cette très intéressante théorie devrait être reconnue par tous: les médecins reconnaissent 22 grades de sexualités entre l’hétérosexualité et l’homosexualité. Pourtant nous continuons à dire qu’il y a des hommes ou des femmes, ce qui est ridicule et totalement réducteur. Cette binarité de genre crée énormément de souffrance et de frustration chez les personnes qui se situent dans les 20 grades intermédiaires qui ne sont pas reconnus. Aujourd’hui, c’est totalement anormal de ne pas reconnaître ces nuances-là. Et c’est cela qui m’intéresse dans la vie, mon métier ne m’intéresse pas, il n’est que la sécrétion très faible de mes petites réflexions et de mon travail personnel. Mon métier est surtout très lâche, car manier de jolis raisonnements les plus élevés possible pour finalement produire une chaise, c’est plutôt très faible comme résultat. Mais c’est ce que je sais faire, chacun fait ce qu’il peut.

– Vous est-il déjà arrivé dans votre carrière de refuser des projets?
– Quand j’ai créé ma société, je voulais qu’elle suive des règles éthiques. J’ai donc conçu une charte disant que chez nous, on ne fabriquerait pas d’armes, pas d’alcool dur, pas de tabac, rien pour les compagnies pétrolières, l’industrie du jeu ou l’Eglise et que je n’accepterais pas de travailler pour de l’argent d’une provenance douteuse. A cause de cela, j’ai dû en perdre beaucoup, car ce sont les domaines qui payent le mieux. J’ai eu beaucoup d’offres de compagnies d’alcool ou de tabac pour des sommes sans rapport avec ce que rapporte habituellement le design. Mais j’ai toujours refusé. D’ailleurs, en général et pour des tas d’autres raisons, nous refuserons 95% des propositions. Techniquement, voire humainement, nous ne pouvons pas tout accepter puisque je fais tout moi-même.

– Vous arrive-t-il de travailler dans l’urgence?
– Non. Je suis le lent le plus rapide du monde, et le rapide le plus lent du monde. Je réalise un gros projet par jour – personne ne fait cela – mais je peux le faire parce que je suis assis sur une mine foisonnante de réflexions diverses, en général inconscientes. Je ne suis pas quelqu’un qui réfléchit, mais souvent quand une question se pose à laquelle je dois répondre, je réalise que j’ai déjà trouvé la solution, à un moment ou à un autre. C’est pour cela que les gens sont sidérés par la vitesse de mon raisonnement, qui est du niveau de la fulgurance. Je peux répondre à n’importe quelle question de manière structurée et originale, et ce malgré la diversité des sujets sur lesquels on m’interroge. On me soumet la chose, le problème et je le résous tout de suite. Là mes interlocuteurs me regardent souvent comme si j’étais un malade mental, avant de se demander pourquoi ils n’y avaient pas pensé plus tôt. Mon cerveau est structuré, et il repose sur ce terreau, des tonnes de terreau, des terres, du sable, des verres, des bouts de déchets. Tout cela permet simplement de faire fonctionner les cases, de maintenir la structure. Nous ne sommes pas dans le domaine de l’urgence ici, mais dans celui de l’organisation. Je passe mon temps à faire des listes de priorités. J’ai développé des processus créatifs mais je suis une machine, je n’ai pas de vie. Une machine avec des résultats qui, par définition, ne sont pas humains. Je suis un Howard Hughes du design avec des mormons autour de moi.

– La beauté, c’est quoi pour vous?
– Ce n’est en aucun cas ce que l’on entend par le mot. La beauté, c’est l’harmonie, l’équilibre avant tout. Quand tous les paramètres, les sens (voir, sentir, écouter, vivre) sont alignés dans une perfection d’angle, de proportions, de chaleur et de temps, se produit un effet de synthèse et cela prend.

– Elle est toujours relative…
– La beauté est finalement assez peu relative. C’est d’ailleurs pour cela que de tout temps et de toutes civilisations, certaines choses sont reconnues comme étant universellement belles. Il semble plausible que notre nature humaine, notre peau, nos récepteurs, nos yeux reconnaissent une équation qui nous corresponde parfaitement. Car ce quelque chose qui nous plaît est la reconnaissance d’un lieu quel qu’il soit où l’on sera mieux. Et puisque notre nature humaine nous rassemble et nous fait nous ressembler, il est possible de dire que nous pouvons synthétiser cela, dire que certaines sont intemporelles et éternelles. La beauté est donc simplement l’organisation par le hasard, et le travail, des signes que nous recevons. Là est la véritable beauté. Seul l’intemporel a de la valeur, la beauté culturelle n’en a pas puisqu’elle n’est que passagère.

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