L'HORLOGERIE

Du podium au poignet

Depuis une trentaine d’années, quelques-unes des plus grandes maisons de mode interprètent leurs univers respectifs dans des collections de montres

Sur le bracelet de cette montre, un motif matelassé évoque le cuir d’un sac iconique. Ici, c’est la corolle d’une fleur qui tournoie comme une robe de bal. Là, une reproduction infinie d’un monogramme, un aplat de carrés ou le relief gracile d’une abeille. Distillés avec discrétion ou de manière délibérément ostentatoire, ces codes sont autant de signes distinctifs que les adeptes de mode reconnaîtront au premier coup d’œil. Puisées dans le secret d’un atelier de haute couture, sur les podiums ou dans la passion d’un créateur, ces expressions esthétiques prolongent l’univers de la mode dans celui de la mesure du temps.

Plusieurs marques issues de la mode ou de la bagagerie de luxe ont franchi le pas de l’horlogerie ces trente dernières années. Chanel, Hermès, Dior, Gucci ou Louis Vuitton y ont trouvé un nouveau relais de croissance. Mais aussi un terrain de jeu idéal pour décliner leur expression créative. Faute de savoir-faire en la matière, la production technique s’est tout naturellement ancrée en Suisse. Mais le processus artistique reste une chasse bien gardée. «L’équipe créative de Gucci est au cœur de tout ce que nous produisons, déclare ainsi Piero Braga, CEO de Gucci Timepieces. Le bureau d’études des montres et des bijoux est situé sous le même toit que tous les autres produits de la marque. Nous sommes tous plongés dans la même vision créative selon une approche holistique qui garantit que tout est le fruit d’une étroite collaboration, dans un parfait alignement avec l’esprit de la marque.»