Le palace-paquebot construit en 1905, dont le cachet s’effaçait sous l’usure du temps, a retrouvé éclat et majesté sous l’impulsion de l’architecte d’intérieur François Champsaur et de François Châtillon, architecte en chef des monuments historiques. Un luxe feutré qui invite à la méditation langoureuse. Dans la grande galerie, au ciel orné des «fresques royales» datant de 1909 de Gustave Jaulmes, à se lover discrètement dans un canapé aux lignes fluides en velours couleur de feu ou dans un fauteuil à oreilles en lin ourlé de velours. De l’or, du blanc crème et des bleus profonds, un voyage entre deux rives: celui, minimal, du chic contemporain et celui, ampoulé et gai, du début du XXe avec ses volutes et ses motifs champêtres. Ou encore à feuilleter un beau livre exposé sur les étagères de marbre dans le corridor en aparté du grand salon. Dans les chambres habillées de chêne massif ont été conservés certains meubles d’origine en citronnier ou en érable à marqueterie ou encore les cadres de lit en cuivre qui voisinent avec des meubles italiens contemporains en teck. Chaque chambre a son lot d’œuvres d’art: gravures de Traquandi, Pincemin ou Bram van Velde. De très beaux tirages sténopés au rendu mystérieux, des photos anciennes signées Roger Viollet font renaître une ambiance mondaine et classieuse à la Lartigue.

Renseignements:www.evianresort.comL’hôtel est fermé jusqu’à l’été 2015, la rénovation entrant dans sa seconde phase.