joaillerie

Le sacre du bijou italien

Créativité pure et virtuosité artisanale ont contribué au succès du bijou italien, porté par une nouvelle génération de talentueux designers

Jusqu’au 3 novembre prochain, entre les murs des sites historiques du château Saint-Ange et du palais de Venise à Rome, s’égrènent les décennies, les styles et les couleurs de la célèbre maison de joaillerie Bulgari. Pour l’occasion, des parures d’exception parcourent les époques et s’acoquinent avec des pièces haute couture. Ces dernières ont été rassemblées par Cecilia Matteucci Lavarini, gourou féminin du collectionnisme dans le domaine de la mode, dont les vastes archives couvrent une période allant de 1920 à l’an 2000.

Explorant plus de cent ans d’histoire, la rétrospective est un clin d’œil au cinéma italien et à ses divas de l’époque Dolce Vita. Parmi elles, Gina Lollobrigida, Ingrid Bergman, Anna Magnani ou encore Audrey Hepburn, qui arborent toutes des bijoux. Actrices mythiques, elles témoignent, dès les années 1950, de la célébrité internationale de la marque. Chez ces égéries, Elizabeth Taylor, dont la passion pour les bijoux est légendaire, figure en tête de liste. «Née à Rome sur le plateau du film Cléopâtre, l’histoire d’amour entre l’actrice et Richard Burton est certainement un des emblèmes du lien particulier qui associe la marque et le cinéma», souligne Lucia Boscaini, directrice du département Brand Heritage de Bulgari. «Burton lui offrait des bijoux sous n’importe quel prétexte, pour célébrer un anniversaire, ou simplement pour lui dire «It’s Tuesday and I love you.»