Après avoir créé des bijoux et tenu pendant dix ans une boutique à Lausanne, les Sœurs Boa s’engagent dans une nouvelle voie, tout aussi intime que les parures: le sac à main. Mais en évitant à tout prix les dérives de la surconsommation: «L’industrie de la mode est une des plus polluantes du monde. Il fallait que notre projet soit écologique», note Julie Samuel.


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Pour assurer la durabilité de leurs sacs, elles ont créé des modèles unisexes, transformables dans le temps, selon les moments de la journée et l’évolution des tenues. Plutôt chics. Raffinés.

Ils sont constitués de deux parties, une cage et une pochette, vendues séparément, afin de pouvoir créer 17 combinaisons de couleurs et matières dont neuf véganes. A porter en ceinture ou en bandoulière. Des pièces de rechange sont disponibles séparément pour augmenter leur longévité.

«Alors que nous sommes entourés de matières issues du pétrole ou produites avec un lourd impact écologique, nous avons cherché les plus intéressantes en termes de qualité et de protection de l’environnement. Sans tomber dans le style ethnique ou baba cool pour autant. Il fallait de belles matières véganes, mais aussi des cuirs de qualité qui durent et se patinent», précise Natalie Samuel.

Elles ont opté pour un chanvre européen certifié bio, naturellement déperlant. Du Piñatex, alternative biodégradable au cuir synthétique qui découle du pétrole, créé avec les feuilles d’ananas habituellement jetées. Un tencel fait à base de pulpe de bois, imprimé avec des encres écologiques. Et un cuir végétalement tanné à la rhubarbe en Allemagne. «Le procédé minéral requiert, lui, des produits chimiques, comme les sels de chrome, qui polluent les rivières, les nappes phréatiques et sont très toxiques pour la santé des travailleurs», met en garde Julie Samuel.

La fabrication des modèles se fait entièrement au Portugal, dans un atelier écoresponsable. «Nous suivons le mouvement de Fashion Revolution, qui invite les marques à plus de transparence sur leur chaîne d’approvisionnement, en mettant par exemple en avant les artisans», concluent les sœurs, qui vendent leur collection via leur boutique en ligne. Au moment de passer commande, on peut choisir parmi trois causes écologiques défendues par des ONG celle à qui les créatrices verseront 2% du prix du sac.


Les Sœurs Boa, ethical fashion.
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