revue de presse

Au Salon de l’auto, l’humain(e) est roi/reine

Palexpo temple de la bagnole pour dix jours. Portrait médiatique de la grand-messe, avec personnages clés

Ce jeudi s’ouvre le Salon de l’automobile à Palexpo. On en a pour dix jours. Les pendulaires CFF savent ce que cela veut dire. Alors forcément, la Tribune de Genève y consacre la une, la 2 et la 3. Mais «tout à fait entre nous, dit-elle, ce 81e Salon ne sera pas celui du siècle… Il manque même un peu de piment. La faute sans doute à cette crise qui a mis à genoux l’industrie automobile. Aujourd’hui, elle panse ses plaies.» Mais cela n’empêche pas Le Figaro d’y consacrer un volumineux dossier, dont on aime bien le titre gaulois: «L’auto au pays des Helvètes».

Reste qu’il y a tout de même de quoi regarder si l’on aime les bagnoles. Par exemple la galerie de belles bêtes publiée par 24 heures sur deux pages. Avec plein de filles. Ah, les hôtesses… «Elles ne laissent pas insensibles ces hôtesses, dit le site Cartech.fr. Que ce soient les féministes qui y voient des bimbos plantées là pour vendre de la cylindrée, les amateurs de style qui apprécient la recherche dans leurs tailleurs parfois sortis d’ateliers de haute couture, ou les moqueurs qui remarquent qu’elles donnent aux hommes la possibilité de voir, ensemble, les voitures et les femmes dont ils ne pourront avoir la compagnie.» Mais on est rassuré: «A Genève, petit salon par sa taille, pas d’extravagance chez les hôtesses. Une certaine classe même.»

Une de ces dames, d’ailleurs, dit à la une du Matin: «Je conduis comme un mec.» C’est Melanie Winiger, la femme de Stress. Ils sont là les deux, mignons tout plein, dans le quotidien lausannois, sur deux pages. Monsieur est plutôt Mini, Madame Volvo. Donc c’est bien, d’être célèbre, explique 24 heures. «Cela permet de fouler souvent des tapis rouges, de signer des autographes, d’être en couverture de magazines. Et cela permet aussi, comble du bonheur, de découvrir les belles mécaniques du Salon de l’auto en exclusivité. Alors que le simple quidam doit attendre ce jeudi 10 heures, eux ont pu aujourd’hui lundi, déjà, se délecter les yeux tout en sirotant une flûte ou un jus de pomme. Comment ça marche? En très gros, et ce n’est qu’un exemple, il faut rouler en BMW pour être invité sur le stand BMW.»

Simple, non? Autre exemple, donné par Le Dauphiné libéré: «Dans un registre glamour, la personnalité la plus attendue était la star américaine Gwyneth Paltrow. Sur le stand BMW, on nous a indiqué qu’elle avait annulé sa visite.» Zut. Vincent McDoom, lui, était là, en revanche. Il a dit à 20 minutes: «Je me sens comme Alice au pays des merveilles.» Mais approfondissons. Retour aux deux stars précédentes. Miss devenue présentatrice TV, Melanie Winiger préfère les Suédois de chez Volvo. Un stand pas loin de celui de Mini. Et ça tombe plutôt bien, son rappeur de mari, Stress, y est. «La femme qui s’occupe de moi chez Mini est la femme de l’homme qui s’occupe de Melanie chez Volvo. Ils ont donc fait en sorte qu’on ait les mêmes horaires. Ça va bien, on pourra rentrer ensemble!»

On est bien content de le savoir. Car les humains, ça compte, quand même, dans cet univers impitoyable de carrosseries froides. «Les véhicules exposés au Salon de l’automobile doivent répondre aux besoins de l’être humain, confirme Le Guide de l’auto. Plaisir de conduite, liberté de mouvement et design sont donc des aspects […] importants. Les responsables du Salon ont opté pour une femme au volant de son cabriolet pour illustrer l’affiche de la 81e édition. Le sujet véhicule légèreté et bonne humeur.» Et en plus, quelle originalité, dis donc!

«L’auto et les humains», c’est aussi le titre de l’éditorial du rédacteur en chef de L’Illustré, qui propose ce mercredi matin son «guide pratique et catalogue officiel». Et qui commente également la fameuse affiche: «Une voiture qui répond aux besoins et aux aspirations de l’être humain. L’affiche […] résume le remarquable virage pris par l’industrie automobile ces dernières années. […] Les véhicules se veulent désormais en accord avec nos vies.» Humaines, ces caisses, on vous dit.

Mais il y a encore mieux. C’est l’APA, l’Agence de presse autrichienne, qui l’annonce ce matin: elle «fournira des supports vidéo sur le Bal de l’Opéra auquel Ruby a été invitée, le 3 mars 2011, à l’attention des chaînes de télévision internationales et des bureaux de rédaction en ligne. Ruby, vous vous souvenez? Silvio Berlusconi… Mais oui: bunga-bunga. «La diffusion comprendra des séquences vidéo sur les événements précédant le bal ainsi qu’une vidéo de la soirée», précise l’APA. Couverture prévue: arrivée de Ruby à l’aéroport de Vienne; Ruby à Vienne; conférence de presse avec Ruby; session d’autographes avec Ruby; arrivée de Ruby au Bal de l’Opéra; images de Ruby pendant la soirée.

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