«Ce n’est pas chez moi», insiste-t-elle d’emblée en ouvrant la porte. En effet, Sandrine Pelletier a momentanément posé ses valises dans un petit appartement en sous-location. Car l’artiste est en pleine quête d’un point de chute à Lausanne. Une gageure, ne serait-ce qu’à cause des prix exorbitants. A peine de retour du Caire, où elle a vécu pendant plusieurs années, elle ne décolère pas face à l’absurdité et la dureté du système envers les plus démunis. «Moi, j’ai une famille, des amis, des recommandations… Mais comment font les gens qui sont vraiment dans des situations difficiles?»