Dermatologie 

Sauver sa peau avec une protection quotidienne

Les Japonaises ne sortent jamais sans une bonne couche de crème anti-UV et pollution. En Suisse, le geste est moins banal, mais conseillé

Il y a les produits solaires d’un côté. Les soins de jour et les crèmes teintées avec indice de protection de l’autre. Et entre deux, des fluides protecteurs censés agir comme des boucliers contre les particules fines, à appliquer entre le soin et le fond de teint. Ces derniers promettent de créer une barrière cutanée pour contrer les agressions extérieures susceptibles d’accélérer le vieillissement de la peau. Dans ce foisonnement de produits censés rassurer les citadines et les accros aux clopes, pinard et soleil, comment trouver la bonne protection quotidienne?

«Le sujet des écrans contre la pollution est relativement développé dans l’industrie cosmétique, mais n’a pas encore véritablement de validation scientifique quant à leurs réels bénéfices», relève Patricia Delarive, dermatologue au sein de la Clinique Matignon. Après un bref survol de la littérature récente, elle cite une petite étude israélienne, sponsorisée par un laboratoire de cosmétique à base de sels de la mer Morte, effectuée sur des épidermes reconstitués. Publiée en mai 2017 dans le Journal of Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, elle conclut à une petite diminution de l’inflammation lorsque l’on protège ces épidermes reconstitués avec quelques agents contenus dans leurs produits (sels et anions de polysaccharides). «Certains produits dits antipollution contiennent des antioxydants, qui protègent effectivement du stress oxydatif lié aux particules fines. D’autres n’assurent rien d’autre qu’une sorte de protection mécanique créée par le fait de porter une crème qui renforce la barrière naturelle de l’épiderme», ajoute la spécialiste.

«Les hommes aussi»

Parmi les écrans qui possèdent des vertus antioxydantes, Sisley a élaboré le soin de jour anti-âge All Day All Year en 2015, à appliquer entre la crème de jour et le maquillage. «C’est un bouclier anti-radicaux libres et antistress par sa synergie d’extraits de plantes aux propriétés anti-radicalaires et protectrices qui met l’épiderme à l’abri des agressions», détaille Christian Stannek, responsable de la formation Sisley en Suisse. Mais ce soin agit aussi contre les UVA-UVB grâce à un système de filtration encapsulée qui assure une plus longue protection: le filtre ne se dissout pas au fil des heures et n’a donc pas d’incidence sur le développement de l’hypersensibilité aux filtres solaires puisque ces derniers restent en surface de la peau.

D’autres soins misent aussi sur cette double protection, comme UV Essentiel de Chanel, UV Plus anti-pollution SPF 50 de Clarins ou encore One Essential – City Defense de Dior, qui annonce une triple action antipollution (anti-adhésion, anti-pénétration, anti-oxydation) et des filtres UVA/UVB actifs jusqu’à huit heures. «La protection solaire quotidienne du visage, mais aussi du décolleté, est essentielle toute l’année, avec au moins un indice 15, voire 30 pour les personnes qui travaillent à l’extérieur entre mars et septembre. Les week-ends, par contre, on se couvre de 50 si on passe du temps dehors. Les hommes aussi, sans oublier la nuque et les oreilles, car leurs cheveux courts les privent d’une ombre naturelle», recommande Patricia Delarive.

Pour ne pas avoir à se tartiner plusieurs couches lors de la session maquillage du matin, les soins teintés avec protection solaire, comme le Super Soin Solaire Visage de Sisley ou le Ice Crystal Soin Correcteur Cellulaire Suisse de La Prairie réunissent quatre produits en un: un soin, une protection solaire, un illuminateur et un fond de teint. Et l’on peut facilement en rajouter un peu en fin de journée pour lézarder sous le soleil de l’été indien.

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