Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Savagnin blanc 2014, La Maison Carrée

Le vin du mois

Savagnin blanc 2014, La Maison Carrée

Jean-Denis Perrochet, du domaine La Maison Carrée, à Auvernier, a présenté le premier millésime de son savagnin blanc, le 2014

C’est une nouveauté dégustée le week-end dernier lors des caves ouvertes neuchâteloises. Jean-Denis Perrochet, du domaine La Maison Carrée, à Auvernier, a présenté le premier millésime de son savagnin blanc, le 2014. Il aurait déjà dû présenter le 2013, mais la grêle qui a touché les vignobles du pied du Jura le 20 juin, cette année-là, a repoussé l’échéance. Le résultat est plein de promesses. Au nez, le vin présente une belle complexité, avec des arômes d’agrumes et de mirabelle encore dominés par l’élevage en barrique. La bouche est harmonieuse, avec un très bel équilibre entre une matière veloutée et une acidité vivifiante. La longue finale est elle aussi légèrement marquée par le bois – un défaut de jeunesse.

Orfèvre de la vinification du pinot noir, Jean-Denis Perrochet a retenu la leçon. Le millésime 2015 est élevé dans un grand foudre de 2000 litres – contre un foudre de 1000 litres et deux fûts neufs de 228 litres pour le 2014. De quoi donner une vraie identité à un cépage encore anecdotique à Neuchâtel: le vigneron d’Auvernier est le deuxième à en planter dans le canton après le vignoble de l’Etat. Des débuts à petite échelle: il a surgreffé un demi-hectare de vieilles vignes de chasselas en 2012 et en 2013.

Jean-Denis Perrochet n’a pas choisi le savagnin blanc par hasard. Attaché au patrimoine régional, il a voulu favoriser la renaissance d’un cépage qui a très probablement déjà été cultivé dans le vignoble neuchâtelois, même si aucune preuve écrite ne l’atteste. Ce proche parent du pinot noir (il est soit son père, soit son fils) est le cépage blanc majoritaire dans le Jura français, à l’origine du célèbre vin jaune. Au fil du temps, il a essaimé dans différentes régions d’Europe. Il s’est notamment installé en Valais, où il est connu sous le nom de païen (côté romand) et de heida (côté alémanique).

Pour vinifier le nouveau venu, Jean-Denis Perrochet s’est inspiré des vins ouillés du Jura (sans le fameux goût de noix) et de collègues genevois et valaisans, comme Emilienne Hutin, Philippe Villard et la cave St. Jodern de Visperterminen. Il l’élève sur lies, sans bâtonnage, avec un élevage de 11 mois. Il n’envisage pas de produire du vin jaune. Son idée n’est pas de plagier ce qui se fait ailleurs, mais simplement «de faire revivre un ancêtre» sur un domaine qui appartient lui aussi à l’histoire – des Perrochet s’y succèdent de père en fils depuis 1827.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo lifestyle

Les secrets d'un dressing minimaliste

«Moins, c'est mieux», y compris dans sa garde-robe. En collaboration avec responsables.ch, la blogueuse et auteure de «Fashion mais pas victime» Mélanie Blanc vous donne ses conseils pour acheter modérément et rester branché.

Les secrets d'un dressing minimaliste

n/a