Tourisme

Au Schweizerhof, sur les pas de Wagner et Tolstoï

Réalisé pour lucerne tourisme Quel est le point commun entre le roi Louis II, la reine Elisabeth II, Richard Wagner, le général Dufour, Henri Guisan, Mark Twain, Léon Tolstoï, Roger Moore, Claude Nobs et James Blunt? Tous ont séjourné à l’hôtel Schweizerhof de Lucerne. Ouvert en 1845, ce cinq-étoiles a accueilli la crème de l’aristocratie de la Belle Epoque, mais aussi les stars, musiciens, comédiens, politiques, sportifs du XXe siècle et de nos jours.

Depuis plus de 170 ans, il fait partie du décor de la «ville lumière» suisse aussi sûrement que son pont en bois. Propriété de la famille Hauser depuis 1861, il est toujours en mains de cette dynastie qui voit désormais la cinquième génération bichonner ce fleuron de l’hôtellerie suisse. «Nous, Patrick et Michael Hauser, entretenons avec passion l’hospitalité traditionnelle. En collaboration avec le directeur Clemens Hunziker ainsi qu’avec l’équipe de l’hôtel Schweizerhof, nous veillons à votre bien-être avec amabilité, compétence et empathie», lit-on en préambule sur le site internet.

Doté de 101 chambres et suites, l’établissement propose pour chacune d’entre elles une citation ou un élément particulier qui rappelle un événement lié au Schweizerhof ou à l’un de ses hôtes prestigieux. Au premier rang desquels figure Richard Wagner, qui, du printemps à la fin de l’été 1859, séjourna au Schweizerhof pour y achever son opéra Tristan et Isolde. Après avoir occupé une suite du Bel Etage, dans la dépendance ouest, il prit ses quartiers dans la chambre 7, plus petite, au premier étage du bâtiment principal, où les enfants étaient interdits pour garantir le calme au compositeur.

C’est une tout autre arrivée que celle de Käti Schulthess, infirmière zurichoise et première femme parachutiste de Suisse. Le 12 août 1928, à l’occasion de la grande Fête nautique, la jeune femme était prévue au programme avec un saut en parachute dans le lac des Quatre-Cantons. Mais c’est sur le toit du Schweizerhof que l’intrépide s’échoua. Une mauvaise chute qui la laissa inconsciente. Le soir pourtant, toujours au Schweizerhof, la blessée assista au bal, où, à la première danse, elle s’effondra. Bilan: une fracture du coccyx et une fêlure de dix centimètres dans l’os du bassin.

Toutes ces anecdotes sont glissées au fil des chambres, des couloirs et des neuf salles historiques, dont plusieurs sont classées, selon un concept narratif qui a valu au Schweizerhof le prestigieux Milestone Award 2014, ce qui en fait le premier et le seul hôtel portant ce titre. De par sa collaboration étroite avec les manifestations lucernoises, comme le Blue Balls Festival, le Lucerne Blues Festival, le World Band Festival, le Zaubersee Festival ou le carnaval de Lucerne, l’hôtel continue de recevoir de nombreux artistes et stars de la scène. Sans compter qu’il organise lui-même, chaque année en mars, sa propre manifestation, placée sous le signe de la musique vintage, le Retro Festival, au cours duquel les clients de l’hôtel ont la bonne surprise de croiser leurs idoles. Les anciens membres des Beach Boys et Don Felder, des Eagles, sont attendus pour l’édition 2020!

Tout en cultivant son esprit XIXe et rayonnant de cette âme Belle Epoque, l’hôtel Schweizerhof sait aussi écrire sa légende au présent, proposant une infrastructure moderne et des chambres répondant en tout point aux standards actuels. Hier comme aujourd’hui, les hôtes sont assurés de trouver calme et détente, notamment à l’espace wellness lors de massages et de soins de beauté avec des produits de première qualité.

Ses trois restaurants font également le régal des épicuriens. Spécialités lucernoises et mets exotiques sont servis à la Galerie et au Pavillon, alors que la Villa Schweizerhof, 13 points GaultMillau, propose une carte gastronomique et régionale, dans un pavillon à quelques mètres de l’hôtel, les pieds dans l’eau, ou presque, du lac des Quatre-Cantons.

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